Lima Sierra Delta #51

Bulletin d’information à parution aléatoire à l’attention des admiratrices et des supporters de La Souris Déglinguée, des membres de la Fraternité Jurée de l’International Raya Fan-Club.

Contact e-mail : limasierradeltafanclub@gmail.com

Adresse :
Lima Sierra Delta,
b.p. 39,
75221 Paris cedex 05,
France.

      07-11-07.

Rendez-vous était pris dans le XIème avec Mathieu technicien en sous-sol, RB légionnaire du son pas inconnu et Clandestines Budapest pour la gravure de ”Jukebox” sur des matrices vinyliques made in Japan. Coïncidence, presque au même moment Stéphanie ”Says” C. qui a pris la photo de la pochette recto téléphonait de Tokyo pour donner de ses nouvelles et dire qu’elle avait été bien accueillie par la Fraktion Lysergiste Japonaise.

Affaire “Pour Les Amis/ Pour Tous Ceux De La Banlieue Rouge”. Comme vous le savez, ce morceau est au répertoire de LSD depuis 1979 et même bien avant sous le nom parallèle de “Planète Marx”. Enregistré sur l’album “Une Cause À Rallier” et diffusé en l’an II mitterrandien, ce morceau a néanmoins connu un destin d’œuvre hors-la-loi pendant toutes les années qui ont suivi car l’usage de son titre était légalement confisqué par un très célèbre chanteur qui semble avoir eu à l’époque une conception domaniale de la chose puisqu’il avait fait de l’expression “Banlieue rouge”, sa propriété intellectuelle exclusive… Un quart de siècle plus tard, révolution d’octobre du côté du Pont de Neuilly, “Banlieue Rouge” de LSD est finalement légalisé, lysergisé pour de bon.

      31-10-07.

Bien reçu “Nyark Nyark”, un recueil de témoignages sur le rock français période 76-89 réalisé par Arno de Toulouse. L’origine haute-garonnaise de ce dernier donne aux commentaires de l’ensemble, un angle de vue bien moins “…tête de chien” que celui d’un autre livre sur le sujet, «“plus parisien” et déjà évoqué dans ce bulletin , la parole est AUSSI donnée à un certain nombre de provinciaux loin d’être déméritants comme le camarade bordelais, Benoit de Caméra Silens, les camarades OTH de Montpellier et les Babylon Fighters Kronchstadt de Saint-Etienne.

Indispensable également, la lecture de l’interview du camarade Gérald de feu le collectif Rockalusine. Celui-ci, nous avons eu l’occasion de le dire et l’écrire à maintes reprises a été de 81 à 86, LE logisticien de la “mouvance ” des concerts illégaux mais autant légitimes dans des lieux, disons … réappropriés. La plupart des groupes parisiens et banlieusards programmés à l’Usine de Montreuil lui doivent beaucoup, il est même probable que sans ce grand-frère, pratiquant chevronné dans les arts de l’orga et de l’agit-prop, hé bien, le «“fragment” scénique francilien du “rock alternatif” n’aurait jamais existé.

Salutation également au fondateur du fanzine “ New Wave ” qui en ces temps préhistoriques a cassé sa tirelire pour faire la promotion éditoriale des turbulences culturelles et envoyer sa journaliste sur le front du premier arrondissement. Great big kiss à Hélène Game Over. Tu es toujours sur l'île de Beauté ?

      27-10-07.

Ceux qui sont accros au "livre d’or" du site www.la-souris-deglinguee.com ont véhiculé la rumeur publique selon laquelle Tai-Luc était en train de terminer un album solo. Le principal intéressé confirme. Le disque sortira très bientôt sur le label Clandestines.

      26-10-07.

Comme c’est paru il y a quelques jours, on a jeté un coup d’œil sur “Rebelles, histoire de rock alternatif” écrit par Rémi Pépin. Le parti pris par ce dernier est évident, normal c’est celui des “ keupons du Luxembourg “ comme on disait à l’époque pour désigner les jeunes adeptes de Crass stationnant en haut du boul’Mich’, près du jardin déjà nommé par opposition à une autre population tout aussi juvénile qui avait installé ses quartiers au Forum et à la Fontaine des Innocents, de l’autre côté de la Seine.

L’auteur du livre revient sur certains événements dont ce concert qui se déroula au squat des Vilins dans le XX ème arrondissement à la mi-automne de l’an 1 mitterrandien. Quelques détails en plus : ceux qui ont assisté au festival, se rappellent que tout a commencé sous la pluie, qu’il y avait ce groupe niçois répondant au doux nom d’Abject. Ils avaient prêté une partie de leur matériel, batterie et amplis aux autres groupes présents. Quand ce fut autour de LSD de monter sur scène, la nuit commençait à tomber. Voir les photos sur le site lysergique. À l'époque, pas de matériel de rechange mais pas mal de solidarité, si on se souvient bien, c’est Rémi Pépin, pas encore écrivain mais toujours bassiste ou Loran encore gratteux de Guernica qui tend son instrument à Rikko qui en avait besoin, vu qu’il n’avait plus que trois cordes à sa basse. Idem un an plus tard lors du concert au squat des Cascades. Il y a toujours eu une entente cordiale avec tous les groupes de cette période.

Le même Rémi écrit 26 ans après dans son bouquin que le public de LSD n’était « pas vraiment de gauche ». Plutôt drôle, non ? Dis donc, Rémi, à croire que t’étais pas aux Vilins ce soir-là ou alors avant t’avais trop soufflé dans le sac de colle avec Dolly au Luco ou la fille de la libraire à Saint-Sulpice pour voir qu’il y avait devant la scène plus de “droits communs” que de “politiques ”. On attend la prochaine édition remaniée de ton bouquin où il sera dit que « le public n’était pas vraiment de droite ». Rien que ça ! (rires !).
Le vrai rock and roll de 81-82 est toujours passé par la scène des squats, c’est la star academy des épreuves de force, aussi bien pour les groupes que pour le public, un moment important.

”L‘alternatif” des années qui ont suivi, nous a paru beaucoup moins fort symboliquement d’abord parce qu’il y a toujours eu un petit commerce, un artisanat de la musique pour faire face à l’industrie phonographique, cela dit, ce n’est pas mentir que de dire que les premiers n’existent que pour être les marchepieds de la seconde. Les labels poujadistes de l’alterno, n’ont jamais été très loquaces à ce propos, se contentant en public, de prendre la pose anti-major company de rigueur, de conseiller à leurs artistes de ne pas déclarer leurs chansons à la Sacem …
Certains parcours personnels sont pourtant étonnants : Pour ne pas parler que de lui, Fabrice B., le jeune homme qui a joué de la guitare avec toi Rémi dans Guernica lors du concert avec LSD à l’Eldorado en 1984, n’est-il pas devenu le big boss des éditions Universal Music France ? Décidemment “l’Alternatif” peut mener à tout. En plus Fabrice a bon goût puisque, quand il bossait encore à EMI Publishing, il a pris en éditions, les chansons du camarade Pierrot qui ainsi a pu signer chez « Claybar Eddie » et enregistrer ensuite un grand disque en Jamaïque.

Love à toutes Peace à tous.
WL2W Syndicate