» Lima Sierra Delta » #43

Bulletin périodique de propagande, publié par LSD à l'attention d'une partie de la jeunesse de France, de partout et d'ailleurs ainsi que de l'International Raya Fan-Club.
Les admiratrices et les supporters de LSD désirant se procurer les prochains numéros devront joindre nécessairement pour toute réponse, autant d'enveloppes timbrées, mentionnant destination et destinataire.
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Lima Sierra Delta, b.p. 39, 75221 Paris cedex 05, France.

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28-02-03. On a pu lire dans le très lillois "Presto!" (< http://www.presto.presse.fr>) la chronique suivante, signée Bertrand Lanciaux :

"MARS 2003. LA SOURIS DÉGLINGUÉE. Bataklang : Concert à Paris 10/03/2001.Les Troubadours Du Chaos.
LSD, groupe formé à la fin des 70's et qui rencontra son petit succès durant les 80's dans ce grand n'importe quoi qu'on appela "rock alternatif français".
LA SOURIS DÉGLINGUÉE : LSD un patronyme de hippy pour le groupe qui incarna le mieux l'esprit punk-oï dans un hexagone qui pensait que toute sa jeunesse était derrière tonton… A l'époque, Renaud et Téléphone étaient la voix de la France. Heureusement, loin des petits fours LSD prit le micro et les guitares pour chanter la zone, la jeunesse, les mauvais garçons, la misère… Rien que ça. Partant d'un répertoire punk-oï pur et dur, LSD a su très vite métisser sa musique avec des appels du pied vers le reggae, le jazz sans oublier l'Asie de son charismatique leader Taï Luc. Je crois même qu'ils ont invité NTM sur scène à leurs débuts.
A mon sens, ils ont su être par moment l'équivalent de grands comme les Specials. Bien sûr, le groupe était sulfureux, quelques titres comme "En France", "Saint Sauveur", "Une Cause A Rallier" ont pu être mal interprétés… Mais depuis quand le politiquement correct est inscrit au programme du rock. Comptez pas sur LSD pour vous donner des cours de rattrapage.
Oui LSD était dangereux, pas vraiment le groupe pour étudiant en école d'art. Leur public : un ramassis de skins, punks, routards à chien, rockers et quelques égarés. Un mélange explosif que Taï Luc, artificier en chef du groupe, gérait parfaitement. Quelques mèches courtes : émeute et salle de concert saccagée, quelques bombes à retardement : street-fighting avec les sarkos et mise à sac de car de flic… Mais dans l'ensemble les concerts se passaient bien et tout ce beau monde formait le parti de la jeunesse et en était plutôt fier. Un peu à la Sham 69, tous les kids unis dans un grand raya multiculturel.
En visionnant ce DVD assez bien fichu, on se régale de ce concert donné en 2001 au Bataclan à peu près dix ans après l'enregistrement mémorable du live de 1989 et pour la grosse vingtaine d'années d'existence du groupe. Bon ok, on va évacuer tout de suite le côté un bon punk est un punk mort jeune. Il suffit de regarder la joie d'un public (toute une faune qu'on croyait disparue depuis 10 ans) et la pêche du groupe pour faire le constat : LSD avait priorité, vous êtes en tort sur toute la ligne.
Plaisir d'offrir, joie de recevoir le groupe mouille sa chemise, dans l'étuve le public explose comme du pop-corn. Ils sont venus, ils sont tous là Cambouis à la batterie (ex Wunderbach) et même un membre du canal historique comme JP revient tordre les cordes des guitares et tremper son T-Shirt Lonsdale… Bien plus qu'un simple album de famille, ce DVD permet de redécouvrir un groupe toujours urgent à travers la scène et des interviews. Si on m'avait dit LSD en DVD…".

??-03-03. Christophe J. de Cagnes qui pendant longtemps a suivi les aventures de LSD via chaque compte-rendu de son grand-frère, Didier du XIXe, a pris le relais de celui-ci. Consulter son article lysergiste en ligne, reproduit sur le site <la-souris-deglinguee.com>. Bonne lecture électronique.

07-03-03. Il n'y a qu'une seule rue au Monde qui porte le nom d'un bluesman irlandais, c'est à Ris-Orangis dans l'Essonne. Là où se trouve Le Plan. LSD y a joué une première fois en 1991. Didier V., un des co-gérants des lieux a même été agent des concerts de LSD, pour la période 92-93. Le groupe qui ouvre le feu ce soir-là, se nomme "Les Anges Détraqués", un duo constitué d'un jeune iroquois à la guitare et de la fille de Sven Prépare-La-Guerre à la basse. Flashback. Le premier concert de LSD avec Si Vis Pacem Parabellum a eu lieu en 1985-86 à Lannester, à l'époque, leur batteur s'appelait… Cambouis mais bon, c'est de l'histoire ancienne, pas mal d'eau a coulé depuis, sous le pont de Tolbiac. Ce dernier qui a passé tout l'hiver au pays des Khmers entre Siem-Reap et Mondolkiri, est un peu plus bronzé que d'habitude mais sa manière de frapper pour LSD n'est pas devenu plus tropicale pour autant. Un nouveau surnom, conforme, pour cause de cinématographie, à son expatriation récente, lui pend au nez, Cambouidge ! Dans la salle : un bon following venu de Marseille, Montpellier, Lyon, Orléans, Lille, Reims, Sedan, Caen, Compiègne, Franconésie et même de l'île de la Cité. Le vidéocommando de MAAD a filmé et enregistré toute la prestation scénique, les rushes devraient être prometteurs. De quoi peut-être faire un Bata…Plang ! A noter, l'absence du Mollah Vert d'Arcueil-istan, qui, actualité oblige, doit être mentalement en Mésopotamie et avoir envie de remonter Karbala… Présente par contre, Miss Bambi qu'on n'avait pas réellement revu depuis Montréal…1988. C'est pourquoi certains partisans sud-lyonnais ont dû faire ce soir-là au Plan, le scan mental d'un tee-shirt lysergique rare, fabriqué, c'est vrai, par Maximum Swing dans un atelier indo-pakistanais québécois pour la promo du concert au Spectrum. L'After du Plang s'est en partie déroulé à la Villa d'Or. Il a été alors suggéré à un partisan lysergiste insomniaque, présent à ce dîner tardif, de chercher un exutoire exotique du côté de la rue Rodier.

08-03-03. Pierrelaye. Voilà longtemps que LSD n'était pas descendu à la campagne, disons intersuburbaine. Ce rassemblement festif aux confins du Val d'Oise est l'œuvre de coquillards autochtones, une bande de jeunes gens organisés, menés par Christian et Joffrey, le premier ressemble au camarade Gérald B. et le second est un activiste culturel non repenti, tous les deux ne ménagent pas leurs efforts pour faire du bruit dans leur département. Coïncidence associative : leur sonorisateur a participé au concert de soutien de Rock A L'Usine au Cirque d'Hiver en 1986…
Le groupe du terroir s'appelle Les Assoiffés et sont en début de soirée, épaulés à la trompette par Pedro qui a dans un passé récent fait plusieurs concerts avec eux. Suivent Los Tres Puntos de Rambouillet et Steevo's Teens de Montpellier. Ces derniers reprennent "Caravan", ce qui n'est pas une mauvaise idée (on en sait quelquechose). Dans la salle, des jeunes gens déjà vu la veille mais surtout des nordistes venus d'Argenteuil ou de Cergy-Pontoise. Les invités du vendredi sont aussi ceux du samedi : Jean-Pierre du C. H., déboule avec sa Gibson, à partir de "Fais Pas Le Con", "un morceau qui lui va comme un gant". Quant à Renson, camarade claviériste chevelu, il doit avoir pas mal de clones de lui-même car on ne connaît personne d'autre qui puisse à la fois être supplétif chez Vanessa P., les Nubiennes, Chédid père & fils et LSD. Richter, un jeune homme présent sur les lieux a filmé le festival, quelques extraits en fichiers mpeg de "Putain de Zone" et "Kamikaze Rock And Roll" sont disponibles sur <http://netgoth.free.fr>. C'est vrai que LSD aurait pu répondre à la demande de certains et jouer "Rien Que Ça". Un de ces soirs, LSD devrait peut-être comme un célèbre groupe dinosaurien de Californie, penser à jouer non-stop toute la nuit jusqu'au petit-matin. Cela étant, est-il utile de rappeler qu'à leurs débuts, les quatre de Rockaway Beach ne restaient pas plus de trente minutes sur la scène du CBGB et que LSD, le temps d'enchaîner "Nation" et "Jaurès" commettait en 81 un blitzkrieg de 10 minutes au cirque d'Hiver d'Amiens et que tous les spectateurs lacrymogénisés à cette occasion s'en souviennent encore ?

??-03-03. Reçu de Philippe Scrotum, le cd démo 2001 de Bad Riot. Constat immédiat : les bootboys rêmois précités jouent une musique électrique très convaincante qui n'est pas sans rappeler le style opérationnel de certains camarades de Nanterre, Suresnes et Champigny circa 82-84.

14-03-03. Originaire des banz mueng de l'ex-Indochine, décédé il y a peu, un vieux soldat portant dans son nom constance et fidelité, a été inhumé au cimetière de Montparnasse. Le Pavillon Hau va être bien vide dans les années à venir.

15-03-03. Sortie du nouveau numéro de Punk Rawk/Rock Sound. On y trouve un interview relatif au LSDVD n° 1. Le cd qui accompagne le magazine précité, inclut un extrait de "Bataklang" et de la soirée promotionnelle à la Divette de Montmartre. Un collector's en perspective.

19-03-03. Virginie D. (oui, c'est elle) et son camarade lysergiste lyonnais qui préparent un bouquin introspectif sur les années 80, avaient rendez-vous sur les gradins des Arènes de Lutèce, histoire d'en apprendre un peu plus sur LSD et la fin du siècle dernier.

27-03-03. Y a-t-il une seule bonne raison de voir au cinéma ou en dvd "Ziggy Stardust And The Spiders From Mars" ? Oui, on pourra toujours essayer de reconnaître dans les premiers rangs du public ado davidmaniaque, en cette année 1973, les futures personnalités de la vague skunk britannique. Sinon, on écoutera "White Light White Heat", cette version Bowie de la chanson de Lou Reed préfigure la version Slaughter And The Dogs, elle est donc rétroactivement indispensable.

11-04-03. Audun le Tiche. Le panneau indique la présence d'une nécropole mérovingienne. Arrivée à l'Entre-Pot. C'est depuis dix ans, une sorte de "Cadran" comme à Colombes mais version Moselle. La venue lysergique a été préparée par Didy de Sidérock. Ce dernier nous explique le nom de leur association et insiste sur le fait que "Sidé-", ce n'est pas un jeu de mots sur "sidéral" mais "sidérurgique".
Exception faite de quelques exilés dont un Shériff montpellierain et quelques lysergistes liégeois, tous les membres du public, présents ce soir, échappés des hauts-fourneaux, des sujets du Royaume de Lothaire. Pour la première fois depuis longtemps, "Ange-Gardien" est de nouveau au répertoire. Un partisan local n'a-t'il pas dit publiquement avant le début du concert que ce morceau avait-été très utile comme bande-son accompagnant ses démarches sentimentales…Une lycéenne des environs, elle, déclare qu'elle est venue écouter la "musique de sa mère" laquelle fait d'ailleurs partie de "Sidérock". Décidemment, il devient de plus en dur pour LSD, de jouer le "Parti De …" ce que vous savez ! Reçu après le concert, des mains d'un collaborateur messin de "Cancer !", Le 7ème numéro de la "revue transgénique pluridiscipinaire". Plus que lisible, il faut dire que tous les auteurs au sommaire sont sulfureux, même les moins célèbres.
Présent également à Audun Le Tiche, un ancien de Gégène et les N. Personne ici n'a oublié le concert de LSD à Villerupt en 1987 organisé par Fred et ses acolytes de Longwy. Un partisan endeuillé par le décès de son frère,
nous a dit qu'auparavant il avait au cours de la cérémonie fait résonner "Nostalgique" dans l'église voisine. Condoléances.

12-04-03. Toujours au même endroit. Les irréductibles de la veille ont été rejoints par des jeunes gens venus de Montbéliard et de Sedan. On nous indique la présence d'un immigré du … Havre et on finit par reconnaître les Sedanais déjà vus au Plan de Ris-Orangis. Le plus difficile sera, ce samedi soir, de sortir de scène, dans la mesure où les loges sont … derrière le public ! Du coup les Lorrains du Monde entier (du Cap-Vert à la Pologne, en passant par le
Maroc et l'Italie) ont droit à quelques morceaux supplémentaires dont "Soldats Perdus", "Jeunesse De France" et un "Tambour Et Soleil" acapella. La soirée se termine par sept syllabes de "Ramdam" suggérées par un jeune homme qui d'une part semble très marqué par LSD période "Banzai" et qui d'autre part est plus que motivé par l'actualité qui tape à sa porte. Tout ça a été filmé par Sidérock.

13-04-03. On nous apprend la sortie sur le label Remedy, d'une compilation "Punk En France" contenant
apparemment "Jaurès-Stalingrad" et "Rock And Roll Vengeance".

14-04-03. On aimerait dire à ceux qui ont acheté les rééditions Universal de LSD et qui ne le savent toujours
pas, ce sont des cd mixtes. ils contiennent outre les plages musicales, des textes, des photos et des vidéos visibles
sur tous les ordinateurs.

A plus. LSD Fraktion.