» Lima Sierra Delta » #18

Bulletin périodique de propagande, publié par LSD à l'attention d'une partie de la jeunesse de France, de partout et d'ailleurs ainsi que de l'International Raya Fan-Club.
Les admiratrices et les supporters de LSD désirant se procurer les prochains numéros devront joindre nécessairement pour toute réponse, autant d'enveloppes timbrées, mentionnant destination et destinataire.
Correspondants étrangers, fournir coupons internationaux.
Contacts :
limasierradeltafanclub@gmail.com
Lima Sierra Delta, b.p. 39, 75221 Paris cedex 05, France.

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Dates de concerts :
1 juin Arènes de Palavas (interdit)
8 juin Jablines (interdit) / Ecole Polytechnique de Palaisaux
13 juin Festival de Nancy
21 Juin Fête de la Musique à Nevers
22 Juin Festival de Clayes sous Bois

Francine V. de Saint-Cyr nous demande comment se procurer une affiche de LSD BANZAI T.O.U.R. Celle-ci sera disponible pendant les concerts ou dans certaines boutiques parisiennes comme le Silence de la Rue, ainsi qu'à Musidisc.

Minh Têm et Régis de Montpellier aimeraient avoir le premier 45t de LSD, celui-ci est épuisé depuis fort longtemps par contre le compilation "WW Quai de la Gare" où figures AS-TU DEJA OUBLIE datant de 1983 est ressortie en CD chez Wotre Music, quant à JEUNES SEIGNEURS, il constitue le titre bonus du support CD du premier album disponible chez New Rose, sa particularité comme celle de BEAUCOUP DE LIBERTES est d'avoir été enregistré sur un deux-pistes médiéval, début 80. AUCUN REGRET est sorti sur "Les Héros du Peuple sont Immortels" chef Gougnaf-Madrgal fin 86. JEUNES SEIGNEURS (nouvelle version 87) figure aussi sur la compilation "Mon grand frère est un rocker" chez Boucherie-Island, voilà c'est tout pour ce qui est de la participation de LSD à la jungle des compilations. Pour ce qui est de rentrer en possession des 45ts promo hors commerce, nous conseillons à Minh Têm et Régis d'essayer discrètement de les subtiliser dans les stations-radios de l'Hérault programmant LSD ou les acquérir lors des conventions de vinyl junkies, c'est le cas pour EN INDOCHINE / LA NUIT SERA BLANCHE (1986) et BANGKOK / RAMDAM (1991).

A partir du mois de juin, il sera possible pendant les concerts d'obtenir le TEE-SHIRT LSD BANZAI A EFFIGIE KAMIKAZE (2 modèles noir ou blanc, 2 tailles XL ou L). Pour ceux qui voudraient l'obtenir par correspondance, il suffira de faire un chèque, de 80 F + 15 F de port, soit 95 F à l'ordre de MAXIMUM SWING, qu'ils renverront à l'adresse de LIMA SIERRA DELTA, BP 39, 75005 PARIS.

RAPPEL DISCOGRAPHIQUE de LSD pour TH. De Paris : LSD, UNE CAUSE A RALLIER, AUJOURD'HUI ET DEMAIN, CITE DES ANGES, EDDY JONES, QUARTIER LIBRE, PARIS 23.5.89, BANZAI et une compilation d'inédits INTERNATIONAL RAYA FAN CLUB SELECTION 80-84. On nous demande aussi les paroles des chansons de LSD, à l'exception de celles de l'album EDDY JONES, la plupart figurent dans chaque livret compact disque.

Gilles B. d'Athis-Mons nous confesse que LSD c'est sa bande-son depuis six ans et il voudrait en savoir plus sur les rapports de LSD avec le monde motocycliste. Eh bien, ils sont amicaux et sans prétention, il s'agit surtout d'une réalité mécaniquement vrombissante pour certains camarades proches de LSD. Gilles B. nous demande aussi notre avis sur l'X et l'Y. Au début des années 80, LSD a fait un bout de chemin avec une PARTIE DE LA JEUNESSE qui était plus "droit commun" que "politique", c'est pourquoi nous avons toujours eu plus de considération pour les incontrôlables que pour les militants organisés de telle ou telle association underground.

Dans le même ordre idée, certains nous ont demandé comme Pierre, pourquoi il y avait NTM en première partie de LSD à l'Olympia en 1990, la réponse est pour la même raison qu'il y avait Crapules Sans Scrupules en première partie de LSD à Châlons sur Marne le 6 avril 91. Ces groupes ont accepté de jouer devant le public de LSD, à la différence de tous ces groupes de "rock alternatif" qui ont refusé de faire festivals et concerts avec LSD durant ces dernières années à cause du public dangereux (?) et ? (?) de LSD.

Myriam R. de Montrouge nous a très touchés par sa franchise, nous lui répondrons que BANZAI n'a pas de raison d'être une déception pour elle, ce huitième album ne pouvait en aucun cas ressembler au premier, car entre-temps dix ans se sont écoulés et LSD est toujours là. La morale de cette histoire il faut la chercher dans le greatest hit des Cockney Rejects "We can do just anything", nous ne sommes musicalement ni figés dans le passé, ni omnubilés par l'avenir, on kif pour le rythme, l'harmonie, la mélodie et le bruit que ça fait autour. Peu importe que ce soit du rock and roll, du funky beat, du reggae ou du ska, car la suprématie du style musical ça n'existe pas. Quand à l'esprit de LSD, comment pourrait-il avoir changé ? L'esprit n'est-il pas fait de cette philosophie ordinaire contenue dans les paroles de ROCK'N'ROLL VENGEANCE (1981) à BANZAI (1991) ? L'identité intellectuelle est uniformément présente et inamovible. Avec ou sans musique, sur scène ou dans la rue, il n'y a pas de différence, les grands thèmes de l'inspiration sont toujours les mêmes : la jeunesse (parce qu'elle est irresponsable et incontrôlable), la France (c'est là où on vit), l'Extrême-Orient (paradis perdu des eurasiens de sang et de cœur). On aimerait aussi faire comprendre à Myriam R. qu'à moins de chanter à capella dans le métro, la musique ça ne se fait sans argent. Une heure de répétition en studio à Paris c'est pas gratuit. De même que l'enregistrement de BANZAI a coûté des tas de pascals à… la maison de disques, parce qu'à ce niveau, comme tout bon syndicaliste qui se respecte, LSD veut le maximum. Ce qui veut dire qu'on prend les moyens d'avoir une production décente, pas clochardisante question budget. Nous pouvons assurer à Myriam R. qu'il est difficile de comparer LSD à certains autres groupes français "in" ou "out of majors", la preuve en est que la plupart ont pu "conceptualiser" un tour "thématique" des banlieues en toute quiétude tandis que LSD s'est vu interdire 2 concerts par décision préfectorale, celui du samedi 1 juin à Palavas et celui du samedi 8 juin du Marathon Rock à Jablines. Ce contre temps n'empêchera pas LSD de jouer à l'Ecole Polytechnique de Palaiseau le 8 juin.

Avis aux supporters anglophones, il existe une bio de LSD dans la langue de Shakespeare, à usage international.

Pierre "regrette des morceaux comme PUTAIN DE ZONE, AUJOURD'HUI ET DEMAIN, SALUE LES COPAINS", qu'il sache que nous les jouons toujours en concert.

François B. de Saint-Brice à l'instar de beaucoup de journalistes, nous félicite d'avoir réussi sur certains morceaux comme LES RUES DE PEKIN, certains échantillonnages technologiques qui d'ailleurs n'en sont pas puisque notre acolyte dissident chinois Ma Desheng est intervenu directement (!) lors de l'enregistrement.

A ceux comme Eris S. de Bordeaux pour qui LA CITE DES ANGES a un sens, nous leur donnons rendez-vous à BANGKOK, car LSD y sera pour tourner quelques séquences du long-métrage vidéo d'Olivier Simon sur LSD au milieu du mois de juillet.

Thierry B. de Mougins veut se tatouer le rat d'UNE CAUSE A RALLIER, nous lui conseillons de rentrer en contact avec Tin-Tin de Toulouse, psychologiquement et techniquement expert en matière de tatoo.

BANZAI a été chroniqué d'une manière très satisfaisante par la presse nationale, alors c'est pourquoi nous aimerions saluer pour leur juste analyse, Sansrine Mattei de "Sur la même longueur d'ondes", M.B. de "Nice Matin" ; O.C. de "l'Affiche", Jean-Eric Perrin et Frank B. de "Best", HM de "Rock & Folk", Jean-Pierre Simard de "Blah Blah", Jean-Louis Foulquier de "Pollen", Yves Chnadler de "CD Mag", Thierry Kübler de "Son Mag", Claude Dis du "Monde de la Musique", St S. du "Paris Normandie", Paul Grosclaude de "La Voix du Nord", Henri Dumatray de "Rock Spirits", Nathalie Gillot de "France-Soir Ouest", Jean-Charles Amboton-Jumeau et Sun de "Pékin de Paris".

Quant à Christian Larrède des "Inrockuptibles" (mars 91), originaire de tout là bas en Aquitaine, nous lui décernons la palme d'or journalistique du pigiste le plus sous-informé de tout le sud-ouest. Nous lui dirons en employant ses propres termes qu'il a nous assurance que notre "réseau de fans" ne "s'emploiera pas avec ardeur" à pratiquer le "nunchaku" envers sa plumitive personne. La coloration politique qu'il donne à LSD est évidemment contradictoire avec celle donnée par certaines personnes dans le fanzine "Nouveau départ" N°3. Toute cette liberté d'expression, toute cette littérature fanzinarde, ça nous amuse beaucoup ! Sans nul doute, TL de LSD est entièrement d'accord avec Christian Larrède quand il dit que TL "phégocyte la tchatche des rappers" (excellente définition scientifique et étymologique ! Voir le Petit Robert). Il faudra dire aussi à Christian Larrède que TL de LSD connaît de très près plus les RUES DE PEKIN que le Bordeaux de Christian Larrède et "l'exotisme douillet" des bords de la Gironde. Il faudra lui dire aussi qu'une partie de la famille de TL a quitté Saigon, Sud Vietnam, le 30 avril 1975 et que par conséquent il est tout à fait improbable que LSD "tente de faire croire que le Rock peut faire la révolution". Cher Christian Larrède à l'excusable ignorance nous espérons que tu sois réincarné dans une matrice inférieure, celle d'un stylo (l'objet de ton délit), pour montrer l'exemple !

Viens le cas moins grave d'Arnaud Viviant, chroniqueur occasionnel à Libération, qui dans le magazine USA, numéro de mai 91, a écrit un excellent article humoristiquement sévère sur l'ensemble du "boucan français" (titre de l'article), ainsi avec toute la facilité permise par sa condition, il a pu ironiser sur certains groupes contemporains assimilés à de "nouveaux Téléphones" qui en retour, on du avoir envie de lui rendre une visite vindicative, pour ce qui nous concerne, nous n'avons pas éprouvé cette envie, parce que d'abord il y a le principe de la liberté d'impression et ensuite parce que nous, nous acceptons l'image qu'il donne de LSD (qui évidemment n'est pas celle d'un "nouveau téléphone"), simplement nous aimerions apporter quelques précisions : sur scène ou dans la rue, TL a toujours les cheveux courts, comme en 79 (avec la confusion que ça implique dans la tête des gens), ses "couleurs" sont toujours celles du Vietnam, toujours comme en 79. Nous sommes même entièrement d'accord avec nos détracteurs qui disent que nous nous servons de la musique comme d'un tremplin musical. Depuis 79 LSD squatte en effet le rock and roll, eh bien maintenant LSD squatte et ? aussi le reggae et le funky beat sans aucun problème de conscience ! Si un jour, Arnaud Viviant, permets nous de te tutoyer, tu tombes sur Martial Dernier Togo à Paris, Michel le Black, Jimmy le Métis, O. I Slam, F., Dino, Petit-Jean (quand il sortira de l'hôtel des gros verrous), Laurent B., d'abord il faudra que tu leur payes à boire, ensuite, tu te rendras compte que la jeunesse banlieusarde issue de l'immigration, la vraie, pas celle qui existe dans l'imagination socialisante, elle est surtout morte de rire à l'idée d'être représentée par Harlem Désir.
Il sera nécessaire que tu rencontres aussi Madjid qui peut être aura la patience de t'expliquer comment on peut à la fois avoir été à Sham 69 au Palace en juin 80 et être animateur de "Fusion Dissidente" sur Radio Beur, être représentant de "Get Busy" (magazine 100% Hip Hop) et foutre la RAYA aux émissions de Dechavanne ou de Denisot en 91.
Il faudra que tu rencontres Lord Zelko qui peut être aura la patience de t'expliquer comment on peut à la fois avoir été au Wreckin' Crew des Meteors au début des années 80 et être le plus grand DJ du tout Paris Raggamuffin, spécialiste operator du sound system pont de Tolbiac, animateur sur Radio Nova en 91.
A tous les journalistes, nous adresserons ce slogan à la mode, ni haine, ni oubli !
A tous nos CAMARADES sympathisants, nous souhaitons le méga-respect !

A tous ceux qui comprennent le guangdonghua, nous disons avec un peu de retard par rapoort au nouvel an chinois, kung hi fat choi !
Mention spéciale au Bordeaux de Benoît Camera Silens

Salut à Maya L de Tordères, Erik K de Roanne, Philippe G de Nice, Françoise C de Quimper, Jean-Alexandre B de Brest, Emmanuel L de Tournon, Marc R de la Farlède, Philippe D d'Heyrieux, Axel, Faucède, Alexis, Erwan, Yann, Clarisse, Tan-Tung, Justine, Eve, Olivier, truc-Trong de Montrouge, Yann H, Stéphane M de Donges, Frédéric P de Chaumont, Christophe de Péronne.

Ceux qui étaient à l'Olympia, l'année dernière, se rappellent peut-être avoir vu un jeune homme sans un cheveu sur le cailloux squattant la scène de temps en temps, bon ben voilà c'était Couscous Fureur de Vivre, la mauvaise nouvelle n'ayant pas été contredite, alors Hermano, rest in peace !

Paris au mois de mai mille-neuf-cent quatre vint onze. L S D