International Raya Fan Club Pierrot


Pierrot.
Originaire de Colombes, ancien punk et skinhead des Halles, Pierre V., a.k.a "Pierrot".

S'il s'est successivement fait appeler Peter Pan ou Broda Peter, il semble aujourd'hui s'en tenir à Pierpoljak car : "Je viens de la masse, je m'adresse à tout le monde, c'est 100% hyper anonyme". Ses prémices musicaux consistent en la création de Samu 92 à l'âge de 12 ans. Précoce, certes, surtout lorsque l'on sait qu'il s'agit d'un groupe punk. Mais pas vraiment sérieux selon ses propres dires, juste un besoin de faire exploser violemment une énorme poche d'énergie.

Le garçon a déjà l'intégralité d'une fourmilière dans chacune de ses guibolles lorsqu'il décide, quelques années plus tard, de partir vivre sa vie à Londres. Et plus exactement au sud-est, dans le quartier de Stockwell. Il ne s'y retrouve pas en terrain inconnu, puisque plongé au sein des quartiers jamaïcains, ayant eu vent des émeutes et de la répression grâce aux albums des Clash.

C'est à cet endroit-là qu'il découvre véritablement le Reggae, son riddim et sa philosophie. Pourquoi cet exil over the Channel ? Parce que sa vie d'Assedic et de glandouille lui devient franchement insupportable. Chose aisément compréhensible lorsque l'on sait que celle-ci est quotidiennement peuplée de menus larcins : " Le vol était une intrusion du diable dans mon esprit ".

La véritable révélation lui vient en République Dominicaine où, autre rencontre humaine providentielle, il tombe sur une famille de rastamen qui lui fait voir la lumière. Les voyages forment la jeunesse, surtout lorsqu'elle est chaotique. L'aventure continue donc et, décidément, elle ressemble peu aux années babygro d'un membre de boys band.

"Relou" est fortement inspirée de la personnalité et du vécu de Pierrot.

Il avait enregistré au début des années 80, une cassette de son groupe (d'abord intitulé Donald Et Les Rebelles puis ensuite Samu 92), au programme "Manif Boy", sa version francisée de "Mannish Boy", blues de Muddy Waters, popularisé par les Rolling Stones à la même époque ou quelques années plus tôt. Outre la compilation vinylique avec EJM, Tonton David, Sai Sai et consorts, il a avant 93, participé à une compilation CD avec les Zuluberlus de Colombes, ces derniers ont organisé aussi un concert de LSD en 96, au Cadran, salle légendaire de la municipalité déjà citée qui dans le passé des sixties a accueilli… Jimi Hendrix, alors quantité négligeable.

Le "skinhead chinois" dont parle Pierrot dans ses interviews les plus récents, c'est Fan (rest in peace) dont il est question dans Dernier Pogo à Paris et dont parle Pat Souris Krew (rest in peace) au début du concert de LSD au Bataclan en 1989.

Ne pas confondre Pierrot futur number one du reggae francophone avec Pierrot Couscous Führer (rest in peace), "ambassadeur" des Halles à Marseille, il y a deux décennies. C'est de lui dont il est question dans "Dernier Pogo à Paris".

site officiel : http://www.pierpoljak.com.fr