Bulletin périodique de propagande, publié
par LSD à l'attention d'une partie de la jeunesse de France,
de partout et d'ailleurs ainsi que de l'International Raya
Fan-Club.
Les admiratrices et les supporters de LSD désirant se procurer
les prochains numéros devront joindre nécessairement pour
toute réponse, autant d'enveloppes timbrées, mentionnant
destination et destinataire.
Correspondants étrangers, fournir coupons internationaux.
Contacts : limasierradeltafanclub@gmail.com
Lima Sierra Delta, b.p. 39, 75221 Paris cedex 05, France.
L'offensive
rédactionnelle du dix-neuvième bulletin a
été déclenchée à la réception
du courrier de Yannick M., qui rentrant d'un long séjour
à l'étranger, nous demande si Lima Sierra
Delta existe toujours. Le rythme de parution a toujours
été irrégulier depuis septembre 86
jusqu'à maintenant, pour cause de paresse épistolaire
! Tous ceux qui comme Yannick M. veulent se procurer un
tee-shirt LSD à l'effigie Kamikaze Banzaï doivent
faire un chèque de 95f à l'ordre de Maximum
Swing et l'envoyer à la boîte postale de Lima
Sierra Delta.
Ce
concert a déjà eu lieu le samedi 12 octobre
à Bourges, organisé par le Détachement
Féminin d'Emmetrop. En premier lieu, on aimerait
féliciter Emmetrop d'avoir programmé LSD interdit
de séjour à Bourges depuis 1980 ! En second
lieu, à tous ceux qui en pensaient pas hier mais
qui pensent aujourd'hui que LSD est une Cause à Rallier,
nous disons bienvenue au club !
A
Frédéric T. de Lagny, qui fera bientôt
partie du Contingent Anonyme, on souhaite beaucoup de Quartier
Libre.
Jeff
A. du Xvème, auteur du fanzine "Tapé
dans le mille", nous a posé un certain nombre
de questions auxquelles nous répondrons directement
:
1/ Historique de LSD : JP (guitare), Rikko (basse) et TL
(guitare et voix) recrutent JC (batterie) par une petite
annonce à Star's Music, Pigalle. Premières
répétitions dans un local à proximité
de la Place de Clichy, 17/2/79 premier concert au Forum
des Cholettes, Sarcelles. Objectif début 79, squatter
la musique punk, la fusionner avec le rock'n'roll fifties.
A l'époque, on peut lire sur le dos de quelques mohicans
de la rue du Faubourg du Temple "punk hate(s) rock".
C'est seulement en 83 que Muzo rejoindra LSD en tant que
saxophoniste.
2/ Du premier album jusqu'à Eddy Jones, soit durant
une période allant de 81 à 86, LSD a été
musicalement nourri en priorité par le rock and roll
américain de Gene Vincent (56-57), par le punk-rock
britannique (77-80) de Sham 69, The Jam, the Cockney Rejects,
par le ska & reggae jamaïcain. Depuis 87 jusqu'à
aujourd'hui, LSD s'est instruit en matière de rythm
and blues et de funky beat.
3/ Banzaï en 1991, ce n'est rien d'autre qu'un nouveau
parcours du combattant, une invitation musicale-suburbaine
à tous ceux qui veulent bien sortir de leur léthargie
punk-oïde.
4/ L'après Banzaï est en train de se concevoir
aux New-York Studios, quelque part au nord de Paris, il
sera beaucoup question de Japonaise Perdue dans le RER
Top secret pour l'instant.
5/ La dédicace spéciale à l'attention
de François Molodoï sur Banzaï est complètement
justifiée, car d'une part il a su se désolidariser
de ses "commissaires politiques alternatifs",
d'autre part, c'est depuis le début un grand amateur
de LSD.
6/ "la Cause de Saigon" c'est oser espérer
qu'un jour, le Viêt-Nam soit libéré
du joug totalitaire. Saigon Oi est aussi le nom d'une future
chanson de LSD en préparation.
7/ Saint Sauveur est à Paris, une rue perpendiculaire
à la rue Saint Denis, entre Etienne Marcel et Réaumur-Sébastopol.
Le refrain de la chanson (composée en 83, enregistrée
en 84) est une supplication au Saint Sauveur (s'il existe)
pour qu'il sauve tous les banlieusards, mauvais garçons
et mauvaises filles en exil aux halles. La mauvais efille
du second couplet était une très jeune actrice
de cinéma en rupture de casting. Les mauvais garçons
du premier couplet, certains ont maintenant les cheveux
longs mis ils ont toujours leurs tatouages. La plupart Ont
Fait Vu de Clandestinité, impossible d'en dire
plus.
8/ LSD est sur la place depuis 79, il s'agit moins de longévité
que de détermination. Comme un Rebelle Afghan, rendez-vous
en l'An 2000 !
9/ LSD n'a jamais été influencé par
le groupe punk britannique 999, mais il se fait qu'en mars
77, JP et TL ont assisté au concert de 999 et The
Jam au Nashville Rooms, en pleine période "London's
burning". On n'a pas écouté les Mensi's
marauders depuis 82, quand ils ont sorti "two million
voices", un excellent disque. En décembre 86
on devait jouer avec les Upstarts à la Porte de Montreuil,
mais ils ne sont pas venus, à la place on a eu droit
à Condemned 84.
10/ Les meilleures heures du Oi britannique sont celles
des compilations (81-82) où l'on peut entendre les
formidables vociférations de Gary Hodges, telles
que "Chaos, don't give a toss", "What a wonderful
world it is !", ainsi que la poésie parlée
de Gary Johnson (véritable expert en "cockney
rap" à capella). Difficile de faire mieux à
ce niveau. Si en France il y avait eu un Top 50 Oi, seul
un artiste iranien, nommé Iman, aurait pu prétendre
au titre de représentant du style à la fin
des années 80.
11/ Ca fait des années qu'on a le Moral d'Acier,
à quoi ça nous servirait d'avoir le Bus d'Acier
?
12/ Un deuxième album live, style "Bataclan
suite", ou encore une sélection live sur une
décennie, c'est possible à réaliser
car nous avons le matos, mais ça ne presse pas !
Le film long-métrage sur LSD dans lequel est inclus
le vidéoclip BANGKOK, dont le montage vient de se
terminer, fait pour l'instant l'objet de discussions conflictuelles
entre le réalisateur, Olivier S. et LSD. Cependant,
pour la distribution, LSD tient à remercier : Nilar
Win qui a fait tout ce chemin de Rangoon à Belleville,
sans qui la séquence kickboxing n'aurait pas été
300% percutante ! Hiromi O. la "speakerine" japonaise
de LSD qui est tout simplement magnifique devant le drapeau
Mikado de la Nouvelle Aube ! Hmaem, Dao, Torn, les demoiselles
de Chiang Hmai qui dansent le lamvong sur BANGKOK ! Ma Descheng
qui joue son propre rôle historique de poète
dissident chinois des Rues de Pékin ! Koo H. T. le
jeune Karenni et toute sa famille du village Kayan Thar
Yar ! Moua Seu, le camarade Hmong pour qui Banzaï de
LSD est un opium musical ! François le Paysan l'infâme
"Roudoudou", Pascal BR95 le "camarade banlieusard
en tee-shirt clockwork orange", Gérald B. qui
excelle dans "l'auto"-parodie situationnelle sur
les "auto"-routes de son existence avec LSD en
tournée au cours de la Nuit Sera Blanche !
13/ Dédicaces eurasiennes à tous les octogons,
les quarterons, les métis de l'Indochine.
14/ LSD a effectué beaucoup de concerts un peu partout
en France, pas évident de se rappeler la quantité,
mais on n'oublie jamais la qualité anecdotique de
certains gigs : Printemps 80, LSD jouait au Festival de
Saint-Gratien (par un hasard de programmation, en première
partie de Philippe Chatel !), les organisateurs nous demandèrent
d'écourter notre prestation scénique en échange
d'une gratification financière.
Bien
reçu la chronique du concert LSD du 10/10 à
l'Elysée Montmartre, parue dans "Combat Pop",
rédigé par François G. de Saint-Brice.
On attend la prochaine chronique, à bon entendeur,
salut :
LA SOURIS DEGLINGUEE SERA DE NOUVEAU EN CONCERT A L'ELYSEE
MONTMARTRE, PARIS, AVEC POUR INVITES LES VIERGES ET LES
NAUFRAGES
Jean-Alexandre
B. de Brest nous demande ce qu'on pense des groupes français
qui chantent en anglais. Il est très facile d'argumenter
pour ou contre ce parti-pris. Quand on veut rendre hommage
de manière fidèle à un artiste étranger,
il est évident que l'interprétation vocale
de sa chanson doit être faite dans la langue d'origine
de composition (le tout constituant un ensemble culturel).
Ainsi en 79 LSD sur scène a rendu hommage à
Eddie Cochran, Johnny Cash, en jouant respectivement "let's
get together" et "Folson prison blues". En
84, LSD a même joué "There she goes again"
de Lou Reed en rappel sur la scène du Fort d'Aubervilliers.
Il est vraisemblable que certains groupes français
composent en anglais à cause des qualités
phonétiques de cette langue et parce qu'ils croient
que l'anglais est la langue du rock and roll, de la même
façon que les traditionalistes pensent que la messe
doit se faire en latin. LSD chante en français parce
que c'est la réalité linguistique hexagonale
avant d'être un choix artistique. Le moyen le plus
direct de communiquer avec nos contemporains de Lille à
Paris, de Lyon à Marseille, et de Brest à
Strasbourg, et jusqu'à présent cette putain
de langue française. Le jour où ça
changera, prévenez-nous, on se mettra au diapason.
Eric
B. du Groupe Action pour l'E° du XVIIIème arrondissement
veut connaître le point de vue de LSD sur l'usage
de l'esperanto. Nous n'avons aucune opinion particulière
sur le concept de langue auxiliaire internationale, cependant
il nous semble qu'il n'y a pas de langue d'ordre prioritaire
et que l'homme recherche davantage la différence
linguistique dès qu'il développe un profil
socio-culturel particulier ou qu'il se singularise dans
sa dimension ethno-historique. L'esperanto doit-il ou peu-il
"s'ingérer humanitairement" là où
s'érige la tour de Babel des langues multiples, et
s'imposer comme le médium de toute communication
verbale et écrite ? L'esperanto composé essentiellement
de racines communes aux langues latines, si cohérent
soit-il pour les occidentaux, pourquoi ne tient-il pas plutôt
compte des racines des langues asiatiques ? Nous n'avons
pas de réponses idéales à ces questions.
Certaines langues comme l'anglais, l'espagnol ou le chinois,
de par le nombre de leurs locuteurs, peuvent être
considérées de type espérantiste. Si
LSD s'adresse à son public, principalement en français,
c'est par solidarité linguistique avec la jeunesse
suburbaine hexagonale, outre cela, notre "esperanto
à nous", c'est évidemment la musique
en tant qu'auxiliaire international ultra-sensoriel.
Nouvelle
footbalistique : Philippe "Viet-Nam" de SDG Warhead
a rejoint l'équipe de l'Internationale Métèque.
Scoop : Nabou et Aïta de Noiseul-Lognes, deux sisters
de qualité, enregistreront d'ici peu, avec Fred M.
du Studio Montmartre, une version personnalisée de
Eddy Jones.
Grand
Didier, ex-batteur d'Asphalt Jungle (77-78), actionnaire
de la Raya, sympathisant de LSD depuis l'Opéra Night,
était à l'Elysée Montmartre (10/10/91),
il nous a posé quelques questions auxquelles nous
répondons directement.
1/ LSD ne se souvient pas avoir choisi le groupe australien
de première partie pour ce concert organisé
par SDG Warhead La politique de choix quand elle revient
à LSD est toujours révélatrice et décapante,
remember l'affiche de l'Olympia en 90 Pour ce qui
est du deuxième concert à l'Elysée
Montmartre, il y aura Les Vierges (nouvelle formation avec
Cambouis à la batterie, la tapdancing girl de Soldats
Perdus à la basse), ainsi que les Naufragés
de Montpellier. Deux groupes réellement bienvenus
en première partie de LSD.
2/ Il est vrai que LSD s'est fait connaître par un
public spécifique au début des années
80, certains pour cause de Prison, Service de la Nation
ou de mariage de raison e sont passablement assagis et préfèrent
écouter LSD en CD à la maison ; d'autres tricards
de concert à Paris, viennent voir LSD à Bourges
car ils sont restés des barbares et des mutants en
toute légitimité (salut à Petit-Jean
et Jimy le Métis et tous les Soldats Perdus), nous
tenons à rappeler que chaque concert de LSD est un
rassemblement microcosmique social où tout sympathisant
de LSD a une place réservée.
3/ LSD n'a jamais reçu le moindre sou du ministère
de la culture, LSD ne remplit pas les conditions pour obtenir
une allocation à la subversion.
4/ LSD remercie tous les sympathisants présents le
10/10/91. Côté scène, c'était
le métro aux heures de pointe, avec la section cuivre
sous les ordres de Muzo, pour le concert du 17/12/91, Olivier
P., notre invité aux claviers prépare un petit
stock de samplings pas tristes, piratés sur les anciens
disques de LSD.
5/ A chaque concert, Jamais Jamais Je ne t'Oublierai est
la chanson dédiée à toutes nos fiancées
respectives.
6/ Le fait que tu aies acheté un billet d'entrée
à ta fiancée, c'est très fair-play
pour elle, pour le reste désolé, la guestlist
mentale n'a pas fonctionné comme prévu ou
alors tu as du oublier ton passeport Raya dans le 92.
7/ Comme tu le sais, LSD contrôle le show, cependant
la Dalai Lama a dit d'une manière très juste
que nous vivons tous dans un monde d'interdépendance
(je rajouterai : surtout en matière de business).
Sok sabai à tout le monde, Paris, Novembre 91. LSD.
Salutations
à Anne-Marie N. de Villetaneuse, Françoise
C. de Quimper, Kalida et Corinne de Toulouse, Stéphanie
de ?, Yann H. de Gacilly, Malik C. " lacrymogènes
" de Bruxelles, Jénin Arnaud J. d'Armées
Vieux Brisah, Thiery L., Eric, Stéphane de Paris
XVIII, Thierry B. de Thurins, Patrice Le B. de Pledran,
Emmanuel L. de Reims, Jean-René O. de la Chapelle
St Luc, Thierry V. de Troyes, Pierre C. de Toul, Erik K.
de Roanne, Francine V. de Saint Cyr l'Ecole, Nath et Valou
U. de Saint-Brieuc, Phil V. de Lille, Frédéric
P. de Chaumont, Sylvain P. de Decazeville, John et K. rencontrés
à Guer-Coëtcidan.