Construite sous le second Empire, la gare a été
agrandie dans les années 1920 par Bernaut qui a brodé
sur le patron de la halle initiale : le béton a été
recouvert de pierre de Bourgogne, les entrées latérales
sont ornées de fers forgés, de verrières
et de marquises inspirés de l'Art nouveau nordique.
La façade ancienne, dans l'axe du boulevard de Strasbourg,
ne forme plus que l'aile gauche de la nouvelle gare.Il en
subsiste aussi l'escalier menant à la gare (ferronneries
et lanternes), la mosaïque au sol en "corbeille
de fleur". Sur la façade se dressent deux statues
symbolisant Strasbourg et Verdun. Dans la cour de l'aile
gauche, un grand tableau illustre le départ pour
le front des conscrits de la Grande guerre (ci-dessus à
gauche). Le quartier de la gare de l'Est a traditionnellement
été le quartier alsacien et lorrain de la
capitale (comme Montparnasse est le quartier des Bretons).
En témoignent les nombreuses brasseries, les noms
des rues, la rue de Paradis spécialisée dans
la cristallerie lorraine.