La Souris Déglinguée c'est JP
(g), Rico (b), Luc (g), JC (d) et une solide réputation.
Qu'avez vous fait depuis
que vous êtes nés ?
Un 45t autoproduit en 79. Et un 33T deux ans après,
mais ce n'est pas notre faute ! Pour le badge, c'est un
dessinateur d'Orléans qui nous a contacté.
Cela nous a plu. On est parti à Londres et pour 350
F on a eu 500 badges. On a fait aussi des concerts gratuits.
C'est fréquent pour tout le monde, la plupart des
premières parties le sont. En Grande-Bretagne, la
première partie doit payer quelque chose au groupe
principal. Pas en France, c'est mieux ! Mais en général
les conditions y sont déplorables. En ouverture de
Stiff, on ne devait pas avoir d'éclairage. Ce sont
les gens de l'Elysée qui nous en ont proposé.
De plus, il y a un recul à Paris vers des salles
de plus en plus petites et inappropriées au rock.
En province on utilise généralement des gymnases
ou des salles des fêtes.
Comment cela s'est-il passé pour le 33t ?
On a fait 2-3 fois le tour des compagnies. A New Rose c'est
le public qui parlait de nous, alors ils nous ont signé.
"Rock & Folk" nous a cité entre Bill
Haley et Sham 69. C'est large ! On ne peut pas définir
notre musique nous même, c'est au public de le faire.
On nous attribue des références dont on ne
peut parler, même si on aime (Dolls, Heartbreakers).
Et les bastons dans vos concerts
?
On est parfaitement irresponsables. Cela dit, ça
nous nuit car on a du mal à se faire engager. On
est grillé mais ce n'est pas notre faute. La musique
est violence. En banlieue on a eu quelques concerts bien
saignants, mais en province tout s'est bien passé.
C'est le public qui est dehors qui fait des problèmes,
car c'est aussi du public ! Le public parisien est très
sectaire. On en a un de hardcore !
Vos projets ?
Un maxi chez New Rose et deux titres dans une compilation.
Et plein de concerts !
Que cherches tu à
exprimer dans les textes, Luc ?
D'abord à parler le français pour que tout
le monde comprenne. Je parle de personnages qui ont existé
et que je connais. Mes textes dégagent une certaine
vérité. Pas trop d'art pour l'art. Au départ,
il y avait des problèmes de rapports textes/musique,
maintenant cela va mieux. Les textes sont sur la pochette,
sauf un fait pour être entendu.
Que pensez vous du rock français
?
Il est dans un trou. Il y en a quelques uns à respecter,
comme Oberkampf, de futurs espoirs (les Swingo Porkies,
mais faudrait qu'ils arrêtent de boire !). On est
bien content d'être nous mêmes, on le doit à
personne, ou à très peu de gens que l'on estime
!