La Souris Déglinguée, c'est
presque déjà un vieux groupe, et ils viennent
de sortir un album. Nous avons réussi à localiser
le chanteur. Speed interview Pas évident ce
soir le contact avec les groupes.
Alors ce concert ?
Déjà oublié ! Je le vis quand je suis
sur scène. Là on fait des concerts très
sporadiques.
Le dernier album, qu'est
ce que ça change ?
Côté textes, on a le même discours et
on conserve les mêmes idées. Sinon la musique
évolue parce qu'on est contaminé.
Le mouvement alternatif
Vous vous situez comment par rapport à lui ?
Alternatif ? Je ne sais pas ce que ça veut dire.
En fait c'est surtout relatif à un fonctionnement
économique : vente de disques, esprit de petit commerce,
etc Mais ce qui m'intéresse, c'est la musique.
C'est toujours un fond sonore pour la vie que tu mènes.
En fait, c'est surtout les paroles qui sont prétextes
à la musique.
Et côté goûts
musicaux ?
Ca va te paraître paradoxal, mais je suis allé
voir Public Enemy au Zénith et c'était pas
une ambiance familiale. Et puis je les ai rencontré
à Bourges, en backstage. J'ai passé la journée
avec eux : grand moment !
Que penses tu de leur discours
?
Ils ont un franc discours pour la race noire. Et je pense
que quand tu es en France, il faut être fier de là
où tu habites.
Et si tu es de nulle part
?
Tu sais, moi je suis de nulle part. Mi-français,
mi-Vietnam Mon rêve c'est d'aller en vacances
au Vietnam, j'y suis jamais allé. Mais on est bien
ici ; plus démocratique que la France, tu meurs.
Tu trouves donc qu'on n'est
pas si mal ?
Globalement en France, on peut s'exprimer, par rapport aux
autres pays.
Pas de rébellion ?
Sur des points précis, oui. Mais on vit dans un pays
en paix depuis un moment : 30 ans de tranquillité,
c'est appréciable !
Tu n'as pas un petit scoop
pour la fin de l'interview ?
J'y pensais, vous êtes sympa, attendez moi là
je vais vous chercher les paroles des deux nouveaux morceaux
qu'on a joué ce soir.