LSD : ON NE LES PRESENTE PLUS. TOUT LE MONDE CONNAIT. ON
AIME OU ON NAIME PAS, MAIS ON CONNAIT... TAI LUC guitare/chant
; RIKKO basse ; JEAN-PIERRE guitare ; JEAN-CLAUDE batterie
et MICHEL saxo. CEST PLUS QUUN GROUPE... CEST
UN PORTE PAROLES, UN SYMBOLE. CEST LA RUE, LES COPAINS,
LA JEUNESSE ET LAMITIE. 79.... 85, RIEN NA CHANGE
; PAS DE VEDETTARIAT MALSAIN, PAS DE CONCESSIONS. SIMPLICITE
ET AUTHENTICITE GARANTIES... ET POUR LE RESTE, VOYONS UN
PEU CA...
Depuis 81 vous sortez un disque
par an. Quelle ponctualité !
Tai Luc : La ponctualité, cest quon peut
vraiment pas faire mieux. Si tu connais un groupe qui fait
mieux, présente le nous !
Rikko : Un disque par an, et un label différent à
chaque fois... Oui, et que des 33t...
TL : Le problème du 45t, cest que ça
se vole trop vite...
R : Si cétait un bon plan dans les années
60, où on mettait LE tube sur 45, ça lest
moins maintenant.
TL : On en a fait un au tout début pour percer les
médias. Maintenant, il y a aussi le problème
de la distribution. Ca marche moins bien que les 33t. On
note un changement musical dans « La cité des
anges ».
Evolution ou intermède
?
TL : Si un concert est une performance, un disque est une
expérience...
Jean-Pierre : On a peut être essayé dêtre
plus achetable...
TL : Et comme on lentend toujours pas à la
radio, cest bon signe !
R : Cest un peu une tentative... Mais cest pareil
quavant dans lensemble, on a mis un peu de jazz
dessus, cest tout. Tu viens dassister à
une répétition... chaotique... On na
pas changé.
OK, mais les claquettes, le
piano ou bien Michel au Sax, cest quand même
du nouveau !
JP : Les claquettes, cest pas notre faute, cest
un coup fourré quon nous a fait. A notre insu
; même si au départ cétait une
bonne idée. Ca a mal été exploité.
Michel il était déjà présent
sur le précédent 33t. Moins présent,
mais il était là.
Côté paroles, rien na changé.
Cest toujours la rue, les copains... Cest important
pour vous ?
TL : Oui. On dit seulement la vérité... Même
si les gens naiment pas, ils ne peuvent pas le nier.
On décrit plus quautre chose ; et quand on
fait ce que lon fait, avec les moyens du bord, il
faut employer un language simple.
On te reproche parfois lambiguïté
de tes textes. Dun côté, on a des chansons
comme « Yasmina » ou « Coeur de Bouddha
», et de lautre « Soldats perdus »
ou « En France »...
TL : Ce nest que des visions de la vie... des descriptions
sensées, vraies. Tu les interprètes ensuite
comme tu veux. Mais dans la mesure où je nécris
pas de paroles discriminatoires, je nai rien à
me reprocher.
Mais létiquette
de groupe skin quon vous a souvent collé ?
TL : Je vais te dire, Jean-Claude ne connaît même
pas les RAMONES... alors les 4 SKINS !!!
JP : Cest un concours de circonstances... Le public
qui vient à nos concerts est bigarré... Ya
des pounks, des skinheads... Ouaih, pas mal de skinheads...
On est mal barré !
TL : En province, on a un public plus mélangé.
A Paris cest plutôt un public « football
».Ceci-dit, nos concerts se passent mieux quun
match de foot !
OK, mais vous avez longtemps
trainé une sale réputation.
R : Tout ça à cause dun concert à
lOpéra Night en 81, qui sétait
mal passé. Assez destroy ! Ca nous a valu notre perte...
ou notre gloire, on sait pas. Car ensuite, nos concerts
étaient synonymes de baston.
JP : Oooooouuuaaaiihhh !
Pour en revenir au 33t, on
a limpression que vous avez voulu élargir votre
audience.
TL : Peut être, mais prend nimporte quel groupe...
par exemple SKREWDRIVER, je suis sur quils veulent
élargir leur public, dans le sens où eux le
perçoivent. Au lieu davoir 500 personnes devant
la scène, en avoir 3000 dans le même style.
Comment expliquez-vous lindifférence
des médias à votre égard ?
TL : Quand un groupe perce, ça intéresse tout
le monde. On voit ça dun oeil curieux, complaisant.
Après 3, 4 ans, les journalistes décrochent.
Et malgré ça
on peut dire que vous avez réussi.
TL : Par rapport à dautres groupes plus misérables
que nous, on est arrivé à quelque chose.
R : On arrive à sortir un disque par an... et qui
se vend.
JP : On a même fait de la télé avec
J. MARTIN !
TL : Non, la télé, ça ne marche pas,
car on nest pas des copains à Mourousi.
LSD à létranger.
JP : Aaaaah très bonne question. On a fait un concert
à Genève en 82, et sans Tai Luc qui était
à larmée.
TL : Il y a 3 LSD à Bangkok, 2 à Pékin
et 1 à Moscou. Comme tu vois, on a une super distribution
!
Et tourner en Europe ?
TL : Aucun groupe français peut tourner en Europe
dune façon décente. Mais vous êtes
un groupe connu, bien assis...
JP : Euh, ouaih... on est assis par terre !
TL : Peut être lEspagne bientôt...
R : De toute façon, on veut bien jouer partout !
Lavenir de LSD.
JP : Hum... Un triple album, disque dor. ...........
Marque disque dor !
TL : Un maxi en fer.
JP : Oooouuaaiih, un maxi denfer.
TL : On enregistre un titre pour la compilation «
LES HEROS DU PEUPLE SONT IMMORTELS ». Un nouveau morceau
qui sappelle « aucun regret ».
Et un 33t pour quand ?
TL : Ca ne saurait tarder, vu que lon fait un 33t
par an...