"On avait invité un prof de philosophie
et aussi un prof d'Allemand, pour reprendre la diction
d'Eliane quand elle était défaillante".
("Rock Hardi". 1982)
"La
violence gratuite est inutile, il faut libérer
sans se taper dessus. Nous voulons jouer pour tout le
monde."
("Rock". Février 1982)
"Pour le badge, c'est un dessinateur d'Orléans
qui nous a contacté. Cela nous a plu. On est
parti à Londres et pour 350 F on a eu 500 badges".
("New Wave". 1982)
"C'est
vrai que les gens qui nous suivent sont souvent "turbulents".
Mais nous sommes très indulgents envers notre public
puisque nous lui devons tout".
("Best". Décembre 1982)
"Nous ne prenons parti pour personne. Les gens
qui nous prennent pour des nationalistes ne comprennent
rien ou n'écoutent pas les paroles. C'est peut-être
ambigu, mais nous ne sommes pas spécialement patriotes".
("Le Démoniaque". 1984)
"En
15 jours, 4000 de vendus. Il passe souvent en radio.
On a fait des morceaux pour les radios libres qui les
annoncent comme hymnes pour les Skins et, sur Europe
1, Jean-Loup Laffont passe "Marie-France".
("Bruits & Graffitis". Février 1984)
"Quand il y a eu les Nuits du Rock l'année
dernière à l'Olympia, Barrière
voulait qu'on vienne jouer sans être annoncé,
en douce, comme ça !"
(Bruits & Graffitis, Février 1984)
"Avec
les problèmes de sono, on n'entend rien des paroles.
C'est pour ça qu'il y a les paroles sur les pochettes
des disques."
("Symphonie Urbaine". 1984)
"On ne peut pas parler de carrière, c'est toujours
aléatoire, sporadique, un disque, un concert... Comme
ils disent à l'A.N.P.E. : "votre truc, c'est
un gagne-pain, c'est pas une situation"."
("Best". Janvier 1984)
"J'écris
des chansons sur la jeunesse et l'amitié, et
c'est normal qu'il y ait des gens qui s'y accrochent".
("El fanzine". Mars 1984)
"On dit seulement la vérité... Même si les gens
n’aiment pas, ils ne peuvent pas le nier. On décrit
plus qu’autre chose ; et quand on fait ce que l’on fait,
avec les moyens du bord, il faut employer un language
simple".
("Le Dekapsuleur". 1985)
"La
Souris nous offre avec "La Cité des Anges"
un album original et coloré un des plus
beaux disques " made in France " de 85".
("Rock Hardi". 1985)
"En 1973 les FLAMING GROOVIES faisaient un passage
à Paris dans l'indifférence quasi générale.
Je les ai invités dans mon grenier à la
fin de leur show et ils sont venus ! Seulement le problème
c'est que personne ne me croit !" ("Comme un Boomerang". décembre
1986)
"Nous,
les Skins, les Punks tout ça, on s'en fout. Les idéaux
c'est pas notre problème !".
("Kro-Nique".1986)
"Quand les maisons de disques ont un produit
qui marche, elles s'ingénient à fabriquer
d'autres produits qui lui ressemblent, jusqu'à
plus fin" ("Rock Hardi", 1986)
"Un
voyou qui reste un voyou devient un clochard. C'est
pour ça que des gens qui étaient dans
le public en 81 ne sont plus des voyous".
("Rock à l'Usine". Décembre
1986)
"Des tas de groupes ont une bonne valeur commerciale
et sont au Top 50, mais jouent devant des salles vides
: nous on préfère l'inverse !"
("Paroles et Musique", novembre 1987)
"Un
concert c'est fait pour tous les gens. Ce que tu as
en commun avec les gens qui pensent différemment
de toi, c'est le quotidien".
("SDF". 1987)
"On va faire goûter au public français
un exotisme dont ils n'ont pas la connaissance".
("Rock à l'Usine". Octobre 1987)
"LSD,
le groupe de nulle part, la quantité négligeable
et toutes les bandes des Halles & de République
qui constituent la majorité du public font la
une de l'information".
("Kro-Nique". 1987)
"Les
gens viennent nous voir sans arrière pensée,
parce qu'on n'est associé à rien. La seule
cause que nous défendons, c'est celle de La Souris".
("Tepaz". 1988)
"les
remarques que font les journalistes ne sont pas indulgentes,
à force d'enfoncer des portes, elles s'ouvrent
naturellement".
("Longueur d'Ondes". 1988)
"Je n'ai jamais fait usage de stupéfiants.
Quand à nos initiales, c'est un pur hasard. C'est
comme OTH, ou comme des tas de trucs".
("Médiators". Mars 1989)
"Dans le rock'n'roll, ce qui est intéressant,
c'est un état d'insouciance : tu n'as pas de
stratégie, tu fais ce que tu veux, bien ou mal,
mais tu le fais, et peu importent les erreurs que tu
as commises, tu continues à avancer".
"Je conçois l'humanitarisme mais il ne faut
pas que tu retires quelque chose de cela. Les gens publics
qui se livrent à ça ont besoin de publicité. Ils font
de la promo."
("Underground". 1990)
"Actuellement, l'interjection à la mode est
Yo, il y a quelques années c'était OI!... La relation
entre les deux est évidente".
("Rock & Folk". Janvier 1991)
"Printemps
80, LSD jouait au Festival de Saint-Gracien en première
partie de Philippe Chatel ! Les organisateurs nous demandèrent
d'écourter notre prestation scénique en
échange d'une gratification financière".
("Tapé Dans le Mille". Décembre
1991)
"Alternatif ? Je ne sais pas ce que ça
veut dire. En fait c'est surtout relatif à un
fonctionnement économique : vente de disques,
esprit de petit commerce, etc "
("Multiprise". 1991)
"Notre
appréciation de la musique noire a changé
en 87 avec Public Enemy, lorsqu'on a découvert
que la musique noire était autre chose que des
bons danseurs et de la musique sautillante. Il y avait
un message, des paroles sulfureuses".
("Diabolik". 1991)
En 79, il y a eu une chanson qui s'appelait "Yasmina"
et il n'y a personne qui m'a dit "pourquoi t'as
fait une chanson sur une petite reubeu des cités
?" ("Fiesta". Automne 1993)
Interview
en anglais. ("Maximum Rock'n'Roll". Février
1993)
"En
80, les représentants d'une maison de disques
lui expliquent, derrière une coupe de champagne,
qu'ils sont au regret de ne pas pouvoir les signer,
ayant déjà un groupe punk : Les Forbans"
("L'Eclipse". 1994)
"Pour
Banzaï on était vraiment en avance,
les vrais tenants du rap français n'avaient
encore rien enregistré, Solaar sortait juste
son premier single".
("Rage". 1995)
"On
peut facilement imaginer si "Quartier Libre"
était sorti avec un son semblable à
"Banzai", ce que cela aurait provoqué
comme réaction en Chine et comment cela aurait
modifié le paysage de la musique en France".
("Mix". octobre 1995)
"Je ne chante pas l'Asie pour l'Asie mais pour
parler de l'Asie en France et de la France en Asie".
("No Government". 1996)
"Quand
je parlais de Jaurès, Stalingrad, de la banlieue parisienne,
c'était qu'un décor planté pour les besoins de la chanson,
décor devant lequel tu places des idées".
("La
Cygale Mécanik". Février 1996)
"Lee Thompson, le saxo de Madness était
même plus que ok pour taper l'incruste, mais a
été éclipsé par le Détachement
Féminin des Vénales de la Cigale et de
Sabaïland".
("L'Eclipse". 1996)
"Pour
La Souris la période punk est un acquis et c'est
plus la peine que nous nous remettions à faire
ce genre de musique".
("Presto". Mars 1996)
"Même à l'époque où
La Souris Déglinguée passait pour le groupe
punk absolu, on a toujours eu cet attachement très
fort aux sources du rock'n'roll, à Bill Haley,
à Elvis".
("Les Inrockuptibles". Janvier 1998)
"On
se voit plutôt comme une association de malfaiteurs
qui se réunit pour des trucs précis".
("Presto". 1998)
"J’ai commencé la guitare quand j’étais au CES
St Exupéry, il y avait un mec qui jouait vraiment bien
de la guitare, il pouvait faire du Jimmy Hendrix sur
une guitare classique".
("Une Vie Pour Rien". 1999)
"Ce qui est encore plus exceptionnel, c'est
de voir et entendre des enfants chanter "Tambour
Et Soleil" à la fête de leur école
car leurs maître et maîtresse achètent
les disques et fréquentent les concerts de La
Souris Déglinguée".
("Jack Lalli". Février 2003)
"Aujourd'hui,
La Souris peut avoir des rééditions chez
Universal, et un DVD dans l'underground. C'est une époque
fabuleuse. C'est nettement mieux qu'il y a 10 ou 20
ans".
("Punk Rawk". Février-Mars 2003)