L.S.D. Inutile
de présenter, tout le monde connaît. Certains
haïssent, d'autres vénèrent. Rikko à
la basse, Jean-Pierre et Tai-luc aux guitares, Jean-Claude
à la batterie, Hervé manager et puis tous les
autres, les copains dont on entend le nom lors des concerts,
ou qui figurent au dos des pochettes. L.S.D., une musique
bien à vous désormais et pour beaucoup un symbole.
Le Démoniaque: Les
origines ?
L.S.D.: Nous avons commencé en tapant sur la table
pendant les cours de math, et puis après on évolue...
Le D: Les influences ?
L.S.D.: Notre première influence, c'est le Rock'n'roll.
Les gens appellent ça comme ils veulent, dégénéré
ou speedé, ça les regarde.
Le D: Les textes ?
L.S.D.: C'est Tai, sauf un (Tendance négative) qui
a été écrit par Francis Laville, mais
il n'a pas été payé, on a dû
récrire le texte.
Le D: C'est manifeste, vous
n'êtes pas un groupe raciste (Yasmina), mais certains
vous étiquettent nationalistes (En France, Nation)
?
L.S.D.: Nous ne prenons parti pour personne. Les gens qui
nous prennent pour des nationalistes ne comprennent rien
ou n'écoutent pas les paroles. C'est peut-être
ambigu, mais nous ne sommes pas spécialement patriotes.
Le D: Vos paroles sont-elles
bien perçues par le public ?
L.S.D.: Oui, sinon cela se serait su.
Le D: La zone, c'est quoi
pour vous ?
L.S.D.: Quand on parle de la zone, faut pas voir le mec
qui chôme et qui traîne toute la journée.
C'est géographique, c'est tout. (Banlieue rouge).
Le D: Et les punks, 77, Les
Sex ?
L.S.D.: On n'a jamais été un groupe punk !
En 79 quand on a commencé, il y avait tous les futurs
Skins des Halles. Jean-Claude par exemple ne voulait pas
entendre parler du Punk. Only Rock'n roll !
Le D: Les concerts ?
L.S.D.: On en a fait une centaine.
Le D: que s'est-il passé
à l'opéra Night ?
L.S.D.: on devait jouer à 2IH et on est passé
à minuit, alors les gens se sont quelque peu énervés.
Au bout d'une 1/2 heure le patron nous a coupé le
son et il n'a pas voulu le rallumer. Il n'y a eu que des
dégats matériels ou presque. Ensuite, nous
avons été interdits sur Paris, puis, cela
a débordé sur la province (réputation).
Deux cas se présentaient: soit l'organisateur ne
voulait pas prendre de risques, soit les gens qui venaient
voulaient être à la hauteur de la réputation
et foutaient le bordel. Mais, y'a jamais eu autant de dégats
qu'à Paris.
Le D: Et les squatts ?
L.S.D.: Très bien, c'étaient de bons concerts.
Le D: Vos disques se sont
vendus a combien d'exemplaires ?
L.S.D.: Un 45T (500 environ) vendu de la main à la
main et désormais introuvable. Les trois 33T: Le
premier, 7000 il y a plus d'un an. Le deuxième 4000
et le dernier 3500 environ. (Tout ça pour dire que
beaucoup de monde écoute La Souris).
Hervé : Désormais, les gens vivent avec La
Souris.
Le D: Les copains ?
L.S.D.: Y a que ça de vrai. T'es toujours content
de les voir !
Le D: Un disque sous presse
?
L.S.D.: Chacun sait très bien que quoi qu'il arrive,
nous sortons un disque par an.
Le D: Malgré une influence
sur beaucoup, vous n'arrivez pas à vivre de votre
musique, pourquoi ?
L.S.D.: Nous commençons, bientôt cela fera
boule de neige. Nous préférons y aller tranquille,
mais on y arrivera. On continue !
Le D: Projetez-vous des concerts
?
L.S.D.: Nous partons visiter la France. On veut montrer
qu'on peut y arriver, qu'on peut faire une tournée
française.
Et oui, c'est fini ! c'est peut-être
un peu court pour une interview de La Souris, mais entre
nous, ce soir là, on a préféré
écouter plutôt que bavarder, car La Souris
en répét c'est comme La Souris en concert.
Pas un couac, des pros quoi.