Pour un fan, assister - chez soi en plus - à un
concert de La Souris Déglinguée, c'est comme
accomplir son rêve de gosse. Quiconque a traîné
son spleen de gamin de seconde sur Quartier Libre
me comprendra. Aussi, imaginez l'effet quand les cinq de
LSD (merci Stéphane pour l'info) ont annoncé
qu'ils se produiraient à l'Entr'pot (Audun-le-Tiche,
Nord du Nord de la Moselle, frontière belge) les
11 et 12 avril 2003, à une encablure de Metz, Lothringen.
Chez moi. De l'autre côté de la Francie occidentale,
ça faisait un bail aussi que Pierre Jokerkriss avait
envie d'interviewer le très charismatique leader
du groupe, Tai Luc le très puissant. L'occasion ne
se représenterait pas de sitôt. Rendez-vous
fut pris avec l'organisateur de la soirée. Le concert
? Homérique ; une piste peuplée de skins ska
quadras, tous tatouages dehors, de teddy boys sortis d'on
ne sait où et d'improbables rastamen pâlots,
se déhanchant sur les accords endiablés made
in Bangkok, Stalingrad ou Saigon de La Souris, à
moins d'un mètre de la scène. C'est que, depuis
vingt-quatre ans qu'ils tournent, Tai Luc et sa bande ont
eu le temps d'en voir, du pays. Les grands tubes défilèrent
- où l'on se rend compte que LSD a su garder intact
l'esprit du punk en le mâtinant d'influences musicales
nouvelles - et l'on put même par instants apercevoir
l'ombre bienveillante de Gengis-Khan planer sur la salle.
Une demi-heure après la fin du concert, j'étais
avec Tai Luc, moi, fier et écarquillé, deux
exemplaires de Cancer! sous le bras, lui, sirotant un thé
chaud, causant et accessible, malgré la fatigue.
Nous convînmes d'une rencontre au cur du Paris
chinois. Pierre ressortit ses questions du tiroir ; direction
Tolbiac. Un mois plus tard, l'entretien que voici était
bouclé. Grand seigneur, Tai Luc !
Laurent Schang (spéciale dédicace
à Muriel)
Vit-on de sa musique quand on est le chanteur de La Souris
Déglinguée ? Disons
que LSD permet de faire des détours mémorables
par Mae Hong Son, Roppongi, Hong Kong, Saigon, Phnom Penh,
mais pas d'être un artiste gauchiste et milliardaire
en 2003.
C'était quoi la vie avant LSD ? La
plupart de ce qui est décrit dans la chanson La
Fin des Années 70. A part ça, il faut
ajouter que j'avais une carte de séjour, un permis
de voyage de la République du Vietnam et pas encore
la nationalité française. Je recevais d'un
camarade routard exclu du lycée, des cartes postales
d'Afghanistan et les jeunes Arabes dans la métro
me prenaient pour un Iranien !
"T'as quartier libre pour toute la nuit A
moins qu'çe soit pour toute la vie" Quartier
Libre 1988. Ton service militaire, ça t'a
laissé un bon souvenir ? Le
souvenir d'avoir été convoqué dans
le bureau du Capitaine de la Compagnie, celui-ci tenait
à savoir pourquoi j'étais le seul à
recevoir des lettres d'URSS et de Chine Populaire. Mais
finalement, tout est devenu bon quand la "section de
renseignement et d'observation" à laquelle j'appartenais
a été au bout de quelques mois commandée
par un aspirant parisien proche d'une partie du following
de LSD. Et puis il y avait une sacrée équipe
d'encasernés dans la grande tradition "ruine
de la nation" : le vaguemestre qui me refilait les
V(oyages) G(ratuits), aussi chanteur de Reich Orgasm et
l'insoumis de service, Géant Vert, futur parolier/concepteur
de Parabellum.
"Et on videra dans l'eau toutes nos canettes de
Kro, on f'ra boire les poissons et ils feront des bulles"
La nuit sera blanche. Tsing-Tao, Mékong
Whisky, opium, crack, kat, vodka, Valstar ou eau plate ?
"Qu'est ce que tu prends" comme ils disent, ou
qu'est ce que t'as pris ? A
certaines occasions, j'ai fait couler de la Tsingtao rue
de Sèze, du Mékong rue du Ruisseau et du Saké
rue du Faubourg St Antoine mais la plupart du temps je suis
une catastrophe pour les taverniers car je ne bois que du
thé. Douce ou dure, la drogue, j'ai toujours fait
sans, mais le patron du Golf-Drouot entre 77 et 81 pensait,
vu le nom du groupe, que je vendais de la came à
tire-larigot dans son établissement. La réalité
c'est qu'à l'époque il me confondait avec
un autre client typé "nhà quê",
et puis il y a eu le concert à l'Opéra Night
dans le même périmètre, alors à
ma réputation de dealer s'est ajoutée celle
de casseur de discothèque. De quoi être définitivement
interdit de séjour dans la boîte de nuit d'Henri
Leproux (en 1981, La Souris Déglinguée
joue dans la discothèque parisienne l'Opéra
Night, le concert se termine en bagarre générale.
NDLR).
Au dos du CDQuartier Libre, on trouve
une longue citation de Frédéric H. Fajardie
et sur le livret deGranadaamokune autre
de Bakounine. Pour le titreCheval de Fer II,
l'influence du tandem Hugo Pratt-Jean Mabire parâit
évidente. Ce qui distingue LSD des autres groupes
rock français, ce sont ses lectures. Qu'est ce que
tu lis ? Qui sont tes auteurs de référence
? J'ai
lu évidemment Corto Matltese en Sibérie et
les bouquins d'histoire qui traitent de la question, mais
Cheval de Fer a été rendu possible,
poétiquement parlant, après mon troisième
voyage transsibérien, des conversations avec des
Turkestanais et des Mongols d'Oulan-Bator étudiant
à Leipzig. On a ainsi traversé l'URSS en évoquant
Ungern, Gengis Khan, Staline et le "prisonnier de Spandau",
tout ça quelques semaines avant la chute de Berlin.
J'ajouterai que je n'ai pas choisi les citations qui figurent
sur les albums Quartier Libre et Granadaamok,
elles reflètent néanmoins l'était d'esprit
du camarade de route qui nous a permis de réaliser
ces deux disques. Mes auteurs de (p)référence
? Dans le désordre oriental/iste : Jacques Legrand,
Rolf A. Stein, Ma Desheng, Ma Jian, Zhaxi Dawa, Maurice
Durand, Cam Trong et A.G. Hadricourt.
Et toi, tu n'as jamais eu envie d'écrire autre
chose que des chansons ? Si
mais je suis plutôt flemmard Il va bien falloir
un jour ou l'autre que je réponde à la demande.
La dernière en date est celle d'un camarde ethnique,
dessinateur. Il me propose pour la deuxième fois
de préparer un scénario sur l'histoire d'un
rebelle tonkinois qui à la charnière du 19ème
et du 20ème siècle, a mené la vie due
au pouvoir colonial français.
"Tout hussard qui n'est pas mort à 30 ans
est un jean-foutre" Général La
Salle 1800 et quelques. Tout rocker, punk, skinhead qui
n'est pas mort à 40 ans est un bourgeois ? Non,
c'est une sorte de Tibétain qui veut voir le sommet
de sa montagne pendant au moins six autres décennies.
"Tu penses toujours à l'Indochine, car le
Mékong coule dans ton sang, mêlé avec
l'Occident" En Indochine 1986. Est-ce
que tu penses toujours à l'Indochine ? Je
pense aussi au Marquenterre et au Blavet pour des raisons
symétriques. Le Pas-de-Calais er le Morbihan, ce
n'est pas mal non plus.
"Est-ce qu'on march'ra encore dans les rues de
cette ville avec la sensation d'être chez nous et
libres, ou est-ce qu'on s'ra condamné, contraints
à l'exil. En l'an 2000 ?". En l'an 2000,
1988. Alors l'expatriation c'est pour quand ? Où
? Je
suis mentalement, depuis toujours, expatrié/rapatrié
au "Nam-bodge".
"Dans les bistrots près de Lourcine les
Anciens m'en faisaient un plat, tu verras c'que c'est qu'l'Indochine.
Ecoute la chanson d'un soldat" Marie-Dominique.
Tu as chanté une vieille chanson des troupes coloniales,
Marie-Dominique de Pierre Mac Orlan, a capella sur France
Inter. Es-tu sensible à cette nostalgie des anciens
d'Indo que Jean Lartéguy a nommé "le
mal jaune" ? Affirmatif.
J'espère que les plus militaires d'entre eux ont
aussi de la nostalgie pour les supplétifs indigènes
sur place en 1954.
"Eh Baron Ungern Sternberg, où es-tu maintenant
? Toi chevalier teutonique converti au bouddhisme"
Cheval de Fer, 1995. Chanteur français
qui fait rêver l'Asie sous toutes ses cultures (Tibet,
Chine, ex-Indochine, Birmanie, Thaïlande ) crois-tu
comme Ungern von Sternberg que le salut de l'Europe viendra
de l'Asie ? Les
ancêtres nomades des Européens et des Asiatiques
ont partagé les mêmes steppes, il y a très
longtemps. L'Afghanistan a été le carrefour
de cette interdépendance. On peut souhaiter que le
salut de l'Europe vienne de l'Asie. Cependant, après
l'épisode de l'Indochine Française, le moment
est peut être venu de passer à celui de la
France Indochinoise
"Tous mes camarades sont des soldats perdus"
Soldats Perdus, 1984. Tu rends hommage dans l'album
Tambour et Soleil à la rébellion Karen, juste
combat oublié aux confins de la Birmanie et de la
Thaïlande. As-tu des copains qui se sont battus là
bas ? Je
connais quelques jeunes audacieux qui dans le passé
ont apporté leur soutien aux indépendantistes
du Kawthoolei. La chanson qui parle de ça, traîne
dans ma tête depuis 1986.
Concrètement, vous avez fait quoi pour le Tibet,
le combat des Karen ? J'ai
envie de te répondre "rien" car il y a
tellement de personnalités de l'industrie du spectacle,
comme Richard Gere et les Beastie Boys qui proclament faire
"beaucoup". A ce propos, je me souviens d'une
manif pro-tibétaine devant l'ambassade de Chine et
je revois un célèbre "nouveau philosophe"
descendre de son taxi et dire devant les caméras
qu'il était très solidaire de la cause. Il
est tout de suite après rentré au Crazy Horse
Saloon, en fait sa véritable destination. A ma connaissance
il n'est jamais venu protester devant l'ambassade de Birmanie,
mais bon, peut être que bientôt il ira filmer
et interviewer Aung San Suu Kyi à Rangoon, dans sa
résidence surveillée.
"Tai Luc il est gentil, regarde j'ai son disque"
(entendu au bar Chez Simone - Phnom Penh en 2002). A
ce propos, tu as laissé un bon souvenir (en plus
d'un disque dédicacé) à Simone de Phnom
Penh. As-tu goûté à ses jolies pensionnaires
? Si
j'ai laissé un bon souvenir, c'est que justement
je n'ai pas fait comme tout le monde. J'ai laissé
un disque dédicacé.
Tu prétends que dans un avenir proche, l'Asiatique
remplacera l'immigré africain dans la tête
des gens. Après le lobby juif, la peur de l'Arabe
: le péril jaune ? C'est
déjà comme ça dans la tête des
gens qui votent socialiste dans le 11ème, ils disent
que les Chinois ont fait de la rue Popincourt un nouveau
"Sentier"
Avec tout le boucan qui a entouré la sortie du
dernier livre de B.B., un brûlot contre l'immigration
et le métissage, n'as-tu pas été tenté
de débaptiser ton standardBrigitte Bardot
Cambodgienne ? Pour
l'appeler comment ? Sophie Marsok Sabaï ou Ophélie
Wintkhmer ? Ca me paraît difficile.
Et l'an 2000, c'est comme ça que
tu le voyais ? J'ai
toujours pensé que le château de Versailles
était un squat à côté d'Angkor
Wat, j'ai pu sur place vérifier de mes propres yeux.
Quant au concert de LSD à Phnom Penh, il m'a été
permis d'y participer car j'ai dû accumuler suffisamment
de mérites dans mes vies antérieures. Saluer
la princesse Bopha Devi avant de démarrer Granadaamok
fut pour moi un très grand moment car ça,
je ne l'avais pas prévu.
"Tu kiffais pour l'esprit de gang, la musique et
la danse. T'avais envie de t'la donner à fond dans
l'insouciance car la devise de tes copains c'était
l'avenir nous appartient !" Rappelle-Toi,
1988. Toi qui a chanté leParti de la Jeunesseet laJeunesse de France irrécupérable,
que penses tu des jeunes hommes d'aujourd'hui ? Je
comprends très bien que ces temps-ci, un "supportaire"
érémiste foute le feu à la voiture
du Zidane de son équipe parce que ce dernier, même
surpayé, s'est montré incapable pendant toute
une saison de marquer le moindre but.
Qu'est ce qui fait que tu n'as pas versé dans
un discours à la Béru (anticolonialisme, tiers-mondisme
gauchiste), toi le banlieusard franco-vietnamien ? L'anticolonialisme
des Français depuis les années 60, c'est un
peu comme la mauvaise conscience des Allemands après
la seconde guerre mondiale. C'est leur problème,
pas le mien. Sur ce coup je me sens plutôt Vietnamien,
surtout avec les demoiselles tiers-mondistes.
Tout de même, tu avoueras que c'est surprenant,
un groupe punk qui chante la guerre d'Indochine , la guérilla
antimarxiste, les luttes nationales. Je
laisse aux autres le soin de vérifier le vécu
des renifleurs de glu. Que LSD soit catalogué comme
un groupe punk, c'est juste un détail sonique. Pour
l'essentiel, l'histoire et le combat quotidien des peuples
d'Asie est une source d'inspiration permanente.
Tibet, Tien-An-Men, Afghanistan, Birmanie Tu aimes
les causes perdues, les soldats égarés, un
peu comme Pierre Schoendoerffer. Considères tu LSD
comme un groupe politique, ou politisé ? Dans
mes vies antérieures, j'ai dû être successivement
Tibétain, Chinois Han, Tadjik, Pashtoune, Birman
ou Karen. Ceci explique cela. Je connais bien les films
de Schoendoerffer, j'ai apprécié le dernier,
Dien Bien Phu, car il a réussi à refaire flotter
le drapeau des Trois Ky sur Hanoi, tout le temps du tournage.
Je considère LSD comme un groupe "politique"
au sens originel du terme, c'est à dire "qui
vient de la cité", c'est tout. Les autres définitions
du mot ne concernent que, de gauche à droite, les
ENArques qui ont l'ambition de nous gouverner.
Il y a un vers dansKhun Sa Blues, chanson
à la gloire de l'empereur du pavot, que j'aime toujours
entendre. Ca dit : "Tu vends la mort à tous
ces crétins, après tout ils la méritent
bien. Eh Seigneur Khun Sa.". Pas de pitié pour
les camés. Une morale que tu assumes toujours ? C'est
toujours tristounet d'apprendre qu'un copain d'adolescence
est mort d'o.d. près d'une poubelle au sous-sol du
centre commercial, mais la jeunesse qui vit dans les pays
développés n'est pas à plaindre en
priorité, elle ne sait pas la chance qu'elle a.
"Feichang kepa ! Aya ! Feichang Kepa ! Ca veut
dire en chinois et ça veut dire qu'en Chine... Feichang
Kepa ! Aya ! Feishang Kepa ! Ca craint un maximum le drapeau
rouge du crime !". Les Rues de Pékin,
1991. Tu n'aimes pas trop ce qu'ont fait les communistes
à travers le monde. Et les Ricains ? Il
y a deux sortes de communistes sur cette planète,
1) l'ouvrier qui vend l'Huma Dimanche et Pif Le Chien sur
la place du marché, 2) l'instituteur qui transforme
les citadins en riziculteurs ou en engrais. J'aime bien
le premier mais pas le second. Il y a deux sortes de citoyens
états-uniens, 1) la touriste new-yorkaise en vacances
à Paris, 2) l'actuel président, responsable
des destructions massives à l'encontre de civils
du Tiers Monde. Pour la première "Rien n'a
encore changé", elle peut repasser quand
elle veut à la maison. Pour le second, son cas relève
du TPI.
"Le gitan, le gitan, le gitan que tu ne connais
pas". Daniel Guichard. Un album de LSD a été
produit par Daniel Guichard. Il est sympa mon vieux ? Il
était en 82 patron du label de distribution qui s'est
chargé de notre album "Une cause à
rallier". J'étais absent le jour de la rencontre
du côté de Nanterre, mais mes acolytes m'ont
dit qu'il leur avait demandé s'ils avaient des costumes
pour les galas
La Souris a 25 ans. As-tu des regrets, des choses que
tu aurais aimé faire et que tu aurais aimé
faire et que tu n'as pas pu ? Oui,
j'aurais aimé ne pas traiter "d'esclave des
Chinois" le guichetier tibétain du Potala, à
Lhasa en août 88, qui ce jour là à cause
de ma franchise excessive a perdu la face devant une vingtaine
de pèlerins. Mais bon, ce manque de respect ne m'a
pas empêché de jouer quelques soirs plus tard
Les Poings du destin dans la discothèque juste
en face avec la Brigade de Danse et Musique du Tibet !
Vous avez joué en concert avec Noir Désir
et Zebda à leurs débuts. Quel regard portes-tu
sur l'évolution de ces deux groupes, hier rebelles,
aujourd'hui militants humanitaires de la scène indépendante
aux Victoires de la Musique ? Comme
dirait un jeune homme avec des dreadlocks, "à
chacun sa route ". Maintenant quand on voit la
cérémonie des Victoires de la Musique à
la télé, on a presque envie que les Taliban
libèrent le CSA et décrètent une fatwa
interdisant la représentation des pratiques nullâtres
du show-business hexagonal, quant à Zebda à
la Mairie de Toulouse, pourquoi pas ? Yves Duteil est bien
maire de je ne sais plus où
Je t'ai vu en concert il n'y a pas longtemps, tu joignais
les mains après chaque morceau. Quelle signification
ce geste revêt-il pour toi ? Depuis
83, j'ai pris l'habitude de saluer mains jointes le public,
telle est la coutume de chaque côté du Mékong.
Je vois ça comme une marque de respect envers les
gens qui assistent à nos concerts et nous suivent
depuis des années.
Tambour et Soleil est l'album de LSD qui a le
mieux marché. Le titrePrincesses de la Rue
(de Sabailand) a même été diffusé
quelques semaines sur les radios FM et sur M6. Puis, plus
rien. Que s'est-il passé ensuite ? Rien,
LSD a repris sa vitesse de croisière. Entre-temps,
Universal a racheté Musidisc et les contrats de LSD
Au rythme où ça va, pour un garçon
de 20 ans, un maniaque de LSD, ça ressemble à
un fan de Dick Rivers dans les années 90 ? Très
certainement mais il n'y a toujours pas de Radio Monte-Carloï.
Question à un centime d'euro pour finir : quelle
est ta chanson préférée de LSD et pourquoi
? Tendance
Négative parce que la chanson commence par "Est-ce
une tendance négative que d'avoir confiance en moi
?" et que j'ai le privilège sur scène
de répéter ça sans dépit depuis
79.