L'année
commence le 7 janvier par un concert à l'Opéra Night,
à la suite duquel LSD est connu dans toute la France à cause
des incidents qui vont s'y produire et des chroniques de presse
qui vont s'en suivre. Pas une seule fois de son existence
LSD n'a incité à la violence, mais ce jour là les camarades
de la première heure et le public ont pris en main la destinée
de LSD en donnant à LSD une promotion qu'aucun autre groupe
n'aura jamais.
Un
autre concert aura lieu trois semaines plus tard à la Mairie
du 19ème, au dessus du Commissariat, avant que Taï Luc ne
parte à Hong-Kong, et ne revienne pour le concert "Rock contre
l'armée" au Cirque d'Amiens, avec Vince Taylor… Jacky Chalard
et le fan-club de Vince Taylor apprennent l'existence d'un
autre plus informel, celui de LSD venu à cinq voitures de
Paris pour entendre "Jaurès Stalingrad" et transformer
le concert en "rock pour les lacrymogènes".
Puis
il y aura les premiers concerts de la réouverture du Rose
Bonbon, boite de nuit à proximité de l'Olympia, où LSD
expérimente pour les mois à venir "Allez les gars",
"Varsovienne", "Une cause à rallier", "En
France".
Concert
au squatt des Vilins avec Guernica. Automne,
concert au squatt des Vilins avec les Swingo Porkies.
LSD,
sans Taï Luc resté à Pékin, jouera aussi à l'Elysée-Montmartre
en première partie de Stiff Little Fingers, un concert
tumultueux et des cars de police renversés.
Peu
après novembre 81, LSD sortira son premier 33 "La
Souris Déglinguée" sur le label New
Rose, celui-ci ignorant évidemment que Taï Luc a rejoint le
premier R.I pour accomplir ses obligations militaires.
La
presse découvre alors l'existence d'un groupe différent, au
discours à la fois banal et inhabituel avec un mur du son
comme musique d'ambiance.