La Souris Déglinguée c'est maousse
!
Epargnée par les dératisations ska, elle se
lance dans le chat-chat-chat
Trente deux interpellations, une poignée de blessés
dont un à coup de fusil à pompe, et l'Opéra
Night dévasté le soir de son inauguration
: comme entrée en matière, La Souris avait
fait fort ! Depuis, cette soirée mémorable
où quelques agités avaient mis un peu d'ambiance,
poursuit les ex-punks du Quai de la Gare : gare à
La Souris ! Pourtant, les cinq de LSD (c'est un hasard de
consonance, un hasard !) ne feraient pas de mal à
un rat : leur truc, c'est le rock'n'roll, un point c'est
tout. Et si Paris ne l'a pas acceptée en son sein
pendant de longues années, La Souris n'en a pas fait
tout un fromage. Son terrain d'action s'est déplacé
en banlieue et en province. Environ 400 concerts, ça
vous marque un rongeur ! Entre-temps, la bande des quatre
+ 1 (le saxophoniste, un bizut entré dans le groupe
il y a trois ans) a pris le temps d'enregistrer cinq albums,
et chacun sur un label différent, dont celui de Daniel
Guichard ! Aujourd'hui, La Souris grignote du terrain avec
son nouveau 33 tours, "Eddy Jones" : un p'tit
coup de jazz, du ska pimpant, un twiste des familles, un
chat-chat-chat façon Bastille et un petit tour "En
Indochine" à l'instigation de leur chanteur
Eurasien Tai Luc : La Souris a fait le tour du monde par
le périphérique extérieur. Et le rock'n'roll
? Bien sûr, il est présent, plus que jamais
; mais La Souris a bien le droit de sortir de son trou pour
goûter l'exotisme. Le meilleur groupe français
? En tout cas le plus saignant. Va t'il, pour autant, attaquer
Marc Lavoine, qui s'es approprié leur "Cité
des anges" ?