A Paris, le concert de La Souris Déglinguée
dégénère en bagarre
Une trentaine de personnes ont été interpellées
à la suite d'une bagarre qui a éclatée,
mercredi soir, à Paris, à la fin d'un concert
de rock. Environ 300 filles et garçons avaient été
invités par le groupe La Souris Déglinguée
à assister à un concert qu'il donnait, à
l'Opéra Night, une salle située 30 rue Grammont,
dans le 2ème arrondissement. Venus sur place nombreux,
dès 9h du soir, le public de La Souris Déglinguée
qui, comme elle, ne fait pas dans le genre chic mais "
zone " façon banlieue, Gibus au quartier des
Halles (punk, loub, skin-head, rocky, etc ) a du attendre
11h30 avant que l'Opéra Night ouvre ses portes. Ensuite,
après le concert qui s'est déroulé
dans une chaude ambiance, les gens se sont dirigés
vers la buvette. C'est là, semble t'il, qu'ont éclatés
les premiers incidents lorsque la cantinière, lasse
de voir disparaître des bières qu'elle était
plus disposée à vendre qu'à donner,
a sorti une petite bombe lacrymogène. Un jet lacrymogène
en amenant un autre, près d'une dizaine de videurs
seraient arrivés, armés de matraques, l'un
d'entre eux étant même équipé
d'un nunchaku. Comme le public de La Souris Déglinguée
ne s'est pas laissé marcher sur les pieds, la bagarre
a pris alors quelques proportions. Coups de poing, coups
de pieds L'affaire allait devenir inquiétante
pour les videurs lorsque l'un d'entre eux, au comble de
la colère, réapparu avec un fusil à
pompe dont il menaça ses adversaires. Dans le doute,
ceux ci prirent la fuite avant de se regrouper sur le trottoir
et, après quelques échauffourées, de
s'égailler pour une partie d'entre eux, avant l'arrivée
des policiers du 2ème arrondissement. C'est à
ce moment que le videur fit feu. Heureusement l'arme était
chargée à blanc et la personne atteinte ne
fut que légèrement blessée. Tout se
conclut avec l'interpellation d'une trentaine de personnes,
dont le videur, et, jeudi après interrogatoire, seules
deux d'entre elles allaient être déférées
devant le parquet. Le videur au fusil et un spectateur que
l'on accuse de "violence à agent".