On n'y croyait plus, mais enfin LSD est réapparu sur
la scène parisienne. Depuis près de 2 ans interdits
par la préfecture de Paris, il fallait se déplacer
en province pour les entendre. Il ne fallait donc pas manquer
cet événement, et le tout Paris du rock prolo
était au rendez-vous. Rendez-vous fabuleux qui s'est
déroulé sans le moindre incident. Y'a pas à
dire, si l'on excepte la polémique politique sur le
contenu des textes, LSD c'est le summum du rock français
!
Surprise : les Goulues en première partie. 4 punkettes
esthétiques sur scène, y'a pas à dire,
c'est sympa. Tous les méchants kids se sont laissé
attendrir jusqu'à oublier de siffler ou de huer. Et
même, ils en ont redemandé timidement. Pourtant,
bien qu'elles jouent une musique speedée, rythmée,
même violente, la critique est facile car elles ne sont
pas au point. Groupe peut être d'avenir, si la galère
ne les use pas, ou peut être bien l'amour. Oh baby,
tu me rends fou.
Par contre, pour son retour dans la capitale, LSD a voulu
émerveiller et elle y est arrivée.
Généreux dès le premier morceau, paternels
et déments pendant tout le concert. Ils ont fait l'unanimité.
Basse, guitares, batterie, chants, c'est du tout bon. C'est
un véritable cocktail pour un rock'n'roll speedé
punk.
De plus, en exclusivité pour le retour des enfants
prodiges, nous avons entendu Tai chanter "Marie France"
bien mieux que l'autre hurluberlue sur le disque ; et même,
qui l'aurait cru, "Lili Marleen" en allemand. Avons
entraperçu aussi un harmonica, et dégusté
un saxophoniste sans problèmes de digestion. Seul point
noir, une sono minable. Un souhait, nous aimerions que LSD
représente la France aux "internationaux de la
chanson" et que Téléphone se laisse pousser
les cheveux, car on aurait moins honte.