Tout commence entre 1973-1975 au Lycée
Hoche de Versailles (celui de Boris Vian), quand Tai Luc,
Jean-PierreTriquet et Jean-Pierre M. ne se quittent pas d'un
disque. En 1976, le premier Jean-Pierre s'installe à
Orléans et fonde les Civils Radios. En 1977, concerts
des 999 et de Jam, déclic pour les deux Versaillais
en goguette londonienne. De retour à Paname, ils répètent
avec deux amis Rikko à la basse, Michel Romagnoli à
la batterie. Le quatuor participe en décembre 1978
au Tremplin du Golf Drouot. L'année 1979 se révèle
riche d'événements, un nouveau batteur recruté
par petites annonces, Jean-Claude D. et tout premier concert
à Sarcelles, des premières parties (Bijou, Starshooter),
le tout premier 45t est pressé, cinq cents exemplaires
(Garçon Moderne / Haine Haine). Il faut attendre 1981
pour voir gravé leur premier album, sixième
production du label New Rose. Le 7 janvier 1981 c'est l'affaire
"Opéra Night", une frange du public (punks,
skins) met à sac cette salle parisienne et les médias
de tomber sur une Souris jusque-là superbement ignorée.
S'ensuit une quasi-interdiction de concert parisien. Puis
Tai Luc s'en va au Service. En 1982, sortie d'un deuxième
LP suivi d'une première grande tournée française.
En 1983 arrive un saxo Rennais, ami d'enfance du chanteur
de Marquis de Sade (Philippe), Michel. Au rockabilly destroy
succède une coloration black de plus en plus marquée.
Et c'est devant un Bataclan archicomble qu'ils fêtent,
sans incident, leurs dix ans le 23 mai 1989 avant de s'offrir
l'Olympia un an après, jour pour jour (ou presque).