Banzai ! Pas de Sepuku pour une Souris vieille de douze
printemps ! Car le combo Déglingué de Tai
Luc a beau mettre du poivre dans son essence keupon, la
flamme combattante reste intacte. Devenu plus swing au fil
des années, LSD n'est pas sans rappeler un certain
Clash de "Sandinista !". Mémoire. L'inspiration
urbaine persiste (Paris Aujourd'hui) ! Les portraits de
mauvais garçons (Relou) et les histoires d'amour
(Ange Gardien) se conjuguent toujours au quotidien, les
nourritures journalistiques abreuvent leurs microsillons
(place Tian-An-Men, général Noriega)
Mais cette révolte vécue du fond des tripes
échappe au martèlement monotone des slogans
enragés. Au speed primaire, le groupe de la Banlieue
Rouge préfère l'énergie reggae-rappeuse,
la chaleur cuivrée du saxo, l'orientalisme des churs
féminins et tout ça balance diantrement (Ramdam,
Rangoon ! Lhasa !). Et La Souris d'apposer sa griffe sur
le rock tricolore, de jouer les musiques du monde. Et ma
foi, conserver son intégrité sans conservatisme,
ni compromission, évoluer en faisant fi des accusations
de trahison et des tentations opportunistes devient une
denrée rare en ces temps de Yuppisme . La Souris
vous lance pour la septième fois sa "déclaration
de guerre en Dolby Stéréo", ralliez-vous
à sa "Cause", sinon gare à mon chat
à neuf queues.